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1714-1782 – Biographie Aymar-Joseph de Roquefeuil et du Bousquet, comte de Roquefeuil, vice-amiral du Levant

Aymar joseph Comte de Roquefeuil – Vice Amiral commandant la Flotte du Levant 1714-1782 Aymar-Joseph de Roquefeuil et du Bousquet, comte de Roquefeuil, né le 19 mars 1714 à Brest et mort le 1er juillet 1782, à Bourbonne-les-Bains, est un officier de marine français du XVIIIe siècle. Il sert dans la marine royale pendant les règnes de Louis XV et Louis XVI et termine sa carrière militaire avec le grade de vice-amiral du Levant.
Origines et famille
Le comte de Roquefeuil est issu de la famille de Roquefeuil Blanquefort.
En 1712 à Saint-Pol de Léon, son père Jacques-Aymar, alors capitaine de vaisseau de 47 ans, épouse Jeanne-Louise du Main, dame d’Angeret. Il est nommé peu de temps après gouverneur de Rodez. Aymar-Joseph grandit donc sur les terres de sa familles près du château du Bousquet jusqu’en 1718, date à laquelle son père s’installe définitivement en Bretagne au manoir de Kerlouet [1].
Son frère cadet, René-Aymar sert également dans la marine royale et termine sa carrière avec le rang de chef d’escadre des armées navales.
Carrière dans la marine royale
Avant d’entrer dans la marine, Aymar Joseph de Roquefeuil sert peu de temps dans l’armée de terre, où il débute très jeune avec un brevet de capitaine de dragons. Entré dans la Royale, Aymar Joseph devient garde-marine à Brest à 13 ans (1727).
Enseigne en octobre 1731, il embarque dès 1733 dans l’escadre du comte de La Luzerne qui croise en Baltique pour soutenir la candidature de Stanislas Leszczynski, beau-père de Louis XV durant la Guerre de Succession de Pologne.
En 1740, il rejoint l’escadre du vice-amiral d’Antin en qualité de capitaine de dragons. Avec son père qui commande une division sur le Superbe il combat les Anglais et Espagnols à Saint-Domingue. A son retour en 1741, il est nommé lieutenant de vaisseau [1].
Il est fait capitaine de vaisseau et chevalier de l’ordre de Saint-Louis le 1er janvier 1746, à moins de 32 ans, pour ses services remarqués pendant 19 ans. Commandant du Caribou, il sert dans l’escadre du duc d’Anville chargée de reprendre Louisbourg.
Il commandera L’Aquilon pendant quinze mois aux Antilles en 1750 et 1751. Ayant sous ses ordres La Friponne, la frégate du comte du Chaffault. Le but de sa mission était de visiter, en compagnie d’une frégate anglaise de 36 canons, différentes îles pour y proclamer leur neutralité. À son retour en France, il est félicité à plusieurs reprises par le ministre Rouillé pour la prudence qu’il avait montrée dans cette délicate mission [2].
Cela lui permit de participer activement avec le vicomte de Morogues, commandant la place de Brest, à la fondation dans ce port, dès 1752, d’une académie de Marine dont il fut un des premiers membres (avec René-Aymar, son frère cadet), mais qui fut décimée par les pertes de la guerre entre 1756 et 1763 [2].
Entre 1754 et 1758, Roquefeuil remplit les fonctions de second chef d’escadre, dans les Antilles, sous le commandement de La Galissonnière, de Perier puis de Bompart. En 1754, 1756 et 1758, il commande successivement les vaisseaux L’Actif, Le Prothée et L’Hector [2]. Durant l’hiver 1758, il s’oppose aux incursions anglaises. Malgré des préparatifs hâtifs, l’escadre ne parvient pas à temps pour secourir Grande-Terre qui finit par tomber aux mains des anglais et du commodore Moore [1].
Promu au grade de chef d’escadre des armées navales, le 1er janvier 1761, à moins de 47 ans, il reçoit le commandement de la Marine et du port de Brest auquel le Roi uni, le 25 mars 1762, celui de la ville et du château de Brest et de l’île d’Ouessant qu’avait déjà eu son père[2].
Pour l’anecdote, en 1764, il indique à l’intendant de la Marine Hocquart
« il sera placé sur le rempart de Brest du côté du Valon (sic) qui avoisine le bagne un canon de 24 dont il sera tiré deux coups au moment de l’évasion d’un jusque à quatre forçats et trois coups pour un plus grand nombre d’évadés. »
Il baptise ce canon « Tonnerre » en souvenir du terrible orage qui s’abattit sur Brest le 15 avril 1718 et qui avait tant frappé les brestois: c’est le fameux « Tonnerre de Brest« , popularisé par le capitaine Haddock dans les aventures de Tintin (Hergé).
Il est aussi à l’origine d’un projet de « comédie » (théâtre) pour la distraction des officiers de Marine. Il sera construit en 1766 par Choquet de Lindu [3].
Dans un mémoire de présentation, le ministre écrit au Roi qui approuve de sa main [4]:
« Il sert depuis près de 40 ans dans la Marine, il a fait 16 campagnes, a eu 4 commandements à la mer et a depuis 5 ans le commandement du Port de Brest à la satisfaction de S.M. »
Il est alors nommé lieutenant général des armées navales, le 3 août 1766, à 52 ans, conservant ses commandements à Brest, ce qui lui permettra d’y promouvoir avec le ministre Choiseul, dont il est proche, la nouvelle « académie royale de marine », sous le patronage immédiat du Roi, en avril 1769. Il en est le premier directeur [2].
En 1777, il est nommé inspecteur de l’infanterie et du corps royal de la marine. Il conserve cette charge, qui lui est conférée en compensation du retrait du double commandement des forces de terre et de mer qu’il avait à Brest, jusqu’à sa nomination à la vice-amirauté.
Chapelle saint-Anne
Promu vice-amiral de la Flotte du Levant le 6 avril 1781, grand’croix de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis, il décède le 1er juillet 1782, à Bourbonne-les-Bains, à l’âge de 68 ans. Aymar-Joseph est enterré dans la chapelle sainte-Anne située sur sa propriété de Kerlouët.
Postérité
Modernisateur opiniâtre, organisateur hors pair, marin très expérimenté, il marque de son empreinte le port et la ville de Brest, pendant les vingt années de son commandement de la Marine à Brest (1761-1781) avant qu’il ne reçoive pendant deux années la responsabilité (vice-amirauté) de la Marine du Levant. Sous son commandement, les budgets sont obtenus du Roi et de ses ministres et de nombreux navires puissants et bien équipés sont conçus, lancés et amarinés. Les vingt vaisseaux de 74 canons, dont il a supervisé la construction, constitueront la remarquable « Flotte de Louis XVI », probablement la plus cohérente que la France ait jamais possédée.
Méconnu du public, il est pourtant considéré par les historiens de la Marine comme l’un des principaux organisateurs, et réalisateurs, de la politique navale de Louis XV et de Louis XVI, qui permit à la France et aux insurgés américains de vaincre la Grande-Bretagne, au cours de la guerre d’indépendance des États-Unis.
Une rue porte son nom à Brest (quartier de Recouvrance).
Descendance
Il épouse le 17 octobre 1741 Marie-Gabrielle de Kerguz. De cette union naissent deux filles et un garçon :
- Jeanne-Jacquette de Roquefeuil, elle épouse le 3 février 1765 Jacques-Claude du Cleuz, marquis du Gage, lieutenant-colonel de la capitainerie des garde-côtes de Lannion.
- Louise Thérèse Marie Adélaïde (1746-?) épouse le 12 mars 1775 Charles de Brilhac, comte du Crévy.
- Innocent-Adrien-Maurice (1752-1796), marquis de Roquefeuil, eu lui aussi une brillante carrière, capitaine au régiment de Noailles-dragons (1777), colonel du Régiment Royal Médoc (1788), maréchal de camps (1791). Il émigre et fut le colonel du Régiment de Roquefeuil dans l’armée des princes. Il mourut des blessures reçues lors d’un combat contre les troupes révolutionnaires françaises près d’Augsbourg en 1796. Son drapeau est conservé au château de Chantilly. Il avait épousé Paule Suzanne de La Lande de Calan.
En 1789, sa veuve vivait au château familial de Kerlouët. Durant l’été, les nouvelles de la révolution gagent la Bretagne et les habitants de Spézet se révoltent. Pour les apaiser, le recteur propose de dire une messe à leur intention [5]. A la fin de l’office, une foule se présente dans la sacristie et contraint le clerc de mettre par écrit leurs revendications [6].
Ces derniers refusant de payer la dîme, corvées et autres taxes, se présentent à la comtesse de Roquefeuil et imposent que les titres de propriété de la famille leur soient présentés. La comtesse, pensant pouvoir se débarrasser des exaltés leur remet quelques documents sans valeurs. La supercherie est démasquée et entraine la furie des paysans. S’emparant de la comtesse, ils lui passèrent une corde autour du corps et la plongèrent dans le puits à plusieurs reprises. Ce n’est qu’à moitié asphyxiée que la comtesse consentit à leur donner ses titres de propriété que les paysans s’empressèrent de bruler [5], [6].
Note sur ses travaux à l’Académie Royale de Marine
En 1752, Aymar Joseph de Roquefeuil joint ses efforts à ceux du vicomte de Morogues [5], pour convaincre le Secrétaire d’État à la Marine Antoine Louis Rouillé de créer l’Académie de la marine. Morogues en est le premier directeur. Lorsqu’en 1765, cette société, dont les séances avaient été suspendues et les membres décimés par la guerre de Sept Ans, se trouve réduite à ne produire que de rares travaux, Roquefeuil obtient en 1769 de Louis XV et de Choiseul sa reconstitution sous le nom d’Académie royale, et placée le patronage immédiat du roi. Il participa à ses travaux par de nombreux mémoires dont voici les principaux [7] :
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Mémoires ou dissertations sur les mots ABORDAGE ACCIDENTEL et AFFOURCHER
- Mémoires sur la façon de border les vaisseaux pour en retarder la pourriture
- Mémoires sur la cause du tourment des canons, 7 pages in-folio
- Idée sur la contre-quille (aujourd’hui fausse-quille) des vaisseaux, 5 pages
- Mémoire ou Lettre écrite de Versailles, le 3 février 1769, à M. Clairain-Deslauriers, ingénieur-constructeur en chef à Rochefort, au sujet de l’élévation de la première batterie d’un vaisseau de 64 canons, 8 pages in-folio.
- Observation sur la construction actuelle des vaisseaux et sur une nouvelle méthode de conduire leurs fonds, 13 pages in-folio.
- Observations sur le mémoire de M. Clairain, intitulé : « Réponse à un mémoire qui a pour titre: Observations, etc., » 55 pages, in-folio.
- Examen de la force de l’homme pour tirer ou pousser horizontalement, et notamment pour le cabestan, 9 pages in-folio
- Lettre à M. de Lironcourt sur son plan de corvette de dix-huit canons de 6, 5 pages in-folio.
- Mémoire sur les effets de la décomposition du vent pour la manœuvre des vaisseaux, 7 pages in-folio (inséré dans le premier et unique tome des Mémoires imprimés de l’Académie royale de la marine).
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Mémoire sur une espèce de nœud fort ingénieux, connu sous le nom de NŒUD GOUBERT, 7 pages in-folio.
Certaines des opinions de Roquefeuil ont pu être contestées. Toutefois, il donne une impulsion fructueuse aux travaux de l’Académie, en l’engageant dans une voie que plusieurs de ses adversaires parcoururent plus sûrement que lui. On doit donc reconnaître et ses efforts et les résultats qu’ils procurèrent.
Notes et références
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Hubert Granier, Marins de France au combat, t. 3, France-Empire, 1995 (ISBN 978-2-402-24912-6, lire en ligne [archive])
- Biographie universelle, ancienne et moderne, Michaud frères, 1846 (lire en ligne [archive])
- Nolwenn Kerdraon-Duconte, « Théâtre et Pouvoir à Brest au XVIIIe siècle », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest., nos 119-2, 30 juin 2012, p. 143–172 (ISSN 0399-0826, DOI 10.4000/abpo.2401, lire en ligne [archive], consulté le 5 août 2022)
- Michel Vergé-Franceschi, Les Officiers généraux de la Marine royale (1715-1774), FeniXX, 1er janvier 1990 (ISBN 978-2-402-49918-7, lire en ligne [archive])
- J. (1864-1915) Auteur du texte Baudry, Étude historique & biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution, 1905 (lire en ligne [archive])
- Madeleine Desroseaux, « En Terre Bretonne », Revue des Deux Mondes, vol. Les Montagnes Enchantées, juillet 1937 (lire en ligne [archive])
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Prosper Levot, p. 769 et suiv.
Voir aussi
Sources et bibliographie
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Prosper Levot, Biographie bretonne sur Google Livres, Cauderan, 1857, p. 769 et suiv.
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P. Levot, A. Doneaud, Les gloires maritimes de la France. Notices biographiques sur les plus célèbres marins, Arthus Bertrand éditeur, Paris, 1866, p. 455-456 (lire en ligne) [archive]
Articles connexes sur Wikipedia
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1665-1744 – Biographie de Jacques-Aymar, comte de Roquefeuil, Lieutenant général des Armées Navales

Jacques-Aymar est le fils cadet de Louis, baron de Roquefeuil et du Bousquet [2] . Son père lui lèguera le gouvernement héréditaire de la ville de Rodez dont le Roi l’investira avant 1711.
Il épouse le 4 août 1712 Jeanne Louise du Main d’Augeret héritière de sa famille et de ses biens en Bretagne dont il a [2],[3],[4]:
- Aymar-Joseph , vice-amiral de France commandant la Marine du Levant;
- René-Aymar , chef d’escadre.
Carrière dans la Marine royale
Agé de 17 ans et en partance pour Malte, Jaques-Aymar est remarqué par le marquis de Seignelay, ministre de la Marine, lors d’une inspection de jeunes gentilhommes du port de Toulon. Ce dernier, frappé par sa vivacité, lui propose de rejoindre la marine Royale ce que Jacques-Aymar s’empresse d’accepter [5]. Il entre donc aux garde-marine à Toulon en mars 1681 avant d’être promu enseigne de vaisseau (janvier 1687). Lieutenant de vaisseau en janvier 1691, il seconde le chevalier de Saint Pol avec qui il navigue en mer du Nord [6].
Au début de l’année 1703, il est promu à Dunkerque capitaine de vaisseau et prend le commandement du Ludlow capturé le 28 janvier aux Britanniques.
Combat des Orcades
Le 5 juin, le chevalier de Saint Pol, lève l’ancre avec son escadre composée du Milford, de l’Adroit et du Ludlow toujours sous le commandement de Jacques-Aymar. Les instructions du Roi Louis XIV indiquent :[7],[8]
« Mon intention est que vous vous appliquiez particulièrement à détruire le commerce de mes ennemis, le mal que vous pourrez leur faire étant le plus sensible qu’on le puisse et le plus capable de les porter à désirer la paix… »
Le 22 juin, au nord de l’Ecosse, près des Orcades, l’escadre engage une flotte de pêche escortée par quatre vaisseaux Hollandais de cinquante canons. Le combat est d’une rare violence mais la flotte française prend le dessus: Saint Pol capture le Soleil Doré de 44 canons et ses 200 hommes, Jacques-Aymar de Roquefeuil prend à l’abordage le Wolfswinckel de 24 canons et 100 hommes. Deux autres navires sont coulés: l’Adroit et le vaisseau hollandais château d’Anvers et un dernier prit la fuite. 118 marins français périrent dont le capitaine de Sève [7].
Le 30 juin, lancé à la poursuite de la flotte dispersée, Jacques-Aymar entre dans le port fortifié de Lauwick et parvient à détruire les navires ennemis venus se protéger. Le 21 juillet, il s’empare de nouveaux d’un bateau hollandais aperçu près des côtes d’Alberdeen et brûle 160 bateaux de pêche dans le port de Bressay fortement protégé [9].
Combat du Dogger Bank
Le 6 septembre 1705, Saint Pol reçoit l’ordre d’escorter une flotte française en provenance de Saint-Domingue. Son escadre, composée de Jacques-Aymar sur le Protée, du capitaine Descoyeux à bord du Triton, du capitaine Hennequin avec le Jersey et du capitaine François Bart avec le commandement de l’Héroïne, prend la mer le 30 octobre. Le lendemain la flotte intercepte un convoi sous la protection de trois vaisseaux. Un combat acharné s’engage. Saint Pol montant à l’abordage du Pendennis, il reçoit une balle de mousquet mortelle permettant au navire anglais de se dégager pour attaquer le Protée de Jacques-Aymar alors engagé dans la capture du Blakwall. Secouru par le Triton, Jacques Aymar réussi à retourner l’engagement en sa faveur et se rendit maître du Pendennis capturant simultanément et en trois heures deux navires anglais qui l’attaquaient sur ses deux bords. Un contemporain raconte[7]:
« Il n’y a pas eu sous le règne du Roi une action pareille à celle du Protée, car il est de fait qu’après avoir enlevé de bâbord un vaisseau percé pour 58 canons, il en a enlevé un autre qui est venu l’aborder de tribord, malgré tout le désordre et la confusion où se trouve un vaisseau qui vient d’en enlever un autre plus fort que lui… »
Le Mercure de France relate que « Monsieur de Roquefeuil ayant pris, après la mort de Saint Pol, le commandement des vaisseaux que ce chevalier commandait… acheva le combat victorieusement… sa Majesté lui a donné une pension de mille livres et la croix de l’Ordre de Saint Louis » dès le 10 novembre suivant. Roquefeuil avait ramené à Dunkerque les quatre vaisseaux, la frégate et les cinq corsaires de sa division, ainsi que trois vaisseaux anglais capturés et quatorze navires marchands ennemis[9]. Duguay-Trouin raconte dans ses mémoires qu’ayant essuyé un affront du commandant d’un des navires corsaires de sa division « [il se] joigni[t] au vaisseau du Roi Le Protée qui était prêt à mettre à la voile sous le commandement de Monsieur de Roquefeuil, aimant mieux servir sous le commandement d’un homme aussi brave, que de commander à des gens sur lesquels [il] ne pouvai[t] pas compter.» Ainsi Jacques-Aymar commandait-il encore par intérim, une division basée à Brest et opérait en Manche et mer du Nord.
Bataille du cap Béveziers
Article détaillé sur Wikipedia : Bataille du cap Béveziers (1707).
Après la mort du chevalier de Saint-Pol, l’escadre de Dunkerque passe sous le commandement du Comte de Forbin. Composée de 8 vaisseaux, la flotte reçoit l’ordre en 1707 de se rendre en Mer du Nord pour y intercepter les approvisionnements Anglais et Hollandais. Jacques-Aymar prend le commandement de la frégate de 56 canons la Dauphine[7].
Le 11 mai 1707, à l’ouest de Béveziers, la division attaque un important convoi anglais faisant cap vers Lisbonne et escorté par quatre vaisseaux de guerre. Lors des préparatifs, Le Prothée est désigné pour soutenir le Mars quand la Dauphine reçoit le soutien du Griffon (50 canons) sous le commandement du chevalier de Nangis. Le combat débute par des échanges de feu qui durent plus de deux heures et demi. Puis, Jacques-Aymar, s’empare à l’abordage du puissant HMS Hampton Court (70 canons) malgré un équipage en infériorité numérique. L’assaut dure une demi-heure au cours duquel le commandant anglais Edward Acton et une large partie des membres de son état-major périssent. Plus tard dans la bataille, Jacques-Aymar se rend également maitre du HMS Grafton (70 canons) et de six bâtiments marchands. L’affrontement se solde par une large victoire française, avec la prise de deux des trois vaisseaux de l’escorte et de 21 des 52 navires marchands[6],[7],[10].
En 1713, la paix d’Utrecht réduit ses activités et marque la fin de la guerre de succession d’Espagne [6]. Entre 1722 et 1724, il opère contre les forbans de Terre-Neuve en commandant successivement l’Eclatant, l’Amazone puis l’Hercule [6].
Le 27 mars 1728, à 61 ans, Jacques Aymar est élevé au grade de chef d’escadre des armées navales, avec le commandement de la place de Brest.
Guerre de Succession d’Autriche
En 1740, le marquis d’Antin, vice-amiral du Ponant, confie à Jacques-Aymar le commandement de quatre vaisseaux et deux frégates pour croiser croise entre Brest et l’Espagne. Cette mission n’est que de courte durée puisqu’en novembre 1740, l’avènement de Marie-Thérèse marque le début de la Guerre de Succession d’Autriche. Ce conflit nécessite l’envoi de troupes dans les Antilles. Jacques-Aymar part donc le 23 novembre pour Saint-Domingue où il arrive le 8 janvier 1741 et y reste à la tête de six vaisseaux jusqu’à la fin du printemps[11]. On pense qu’il fut alors gouverneur par intérim de cette île.
Le 1er mai 1741, il est promu lieutenant général des armées navales, à 74 ans, et reçoit le commandement de l’escadre de Brest dont la seconde division est commandée par le chef d’escadre, Monsieur de Camilly. Il croise alors en Atlantique, observant le conflit anglo-espagnol en Amérique. Jacques-Aymar de Roquefeuil est qualifié dans la matricule « d’officier de grande réputation ayant pris à l’ennemi 14 vaisseaux dont 3 à l’abordage».
Projet d’invasion de la Grande Bretagne et mort de Jacques Aymar
Article détaillé sur Wikipedia : Projet français d’invasion de la Grande-Bretagne (1744).
Début 1744, malgré son âge, Jacques-Aymar est choisi par Louis XV pour commander l’escadre de 19 bâtiments de ligne, vaisseaux et frégates, outre quatre auxiliaires qui devait couvrir le retour en Grande-Bretagne du prétendant Charles Édouard Stuart. Ces navires devaient escorter le corps expéditionnaire du futur Maréchal de Saxe composé de 15 000 hommes.
Jacques-Aymar peut s’appuyer sur des marins de renom soulignant la délicate et périlleuse tâche qui lui est confiée[12]:
- Sur le Superbe et sous son commandement, le chevalier de Nesmond, futur chef d’escadre,
- Sur le Neptune, le chevalier de Camilly, chef d’escadre et futur vice-amiral du Levant,
- Sur le Lys, le marquis d’Espinay, capitaine de vaisseau et futur lieutenant général des armées navales,
- Sur le Fleuron, le comte des Nos, capitaine de vaisseau, futur chef d’escadre,
- Sur la Gloire, le marquis de la Galissionière, capitaine de vaisseau et futur lieutenant général des armées navales,
- Sur le Dauphin-Royal, Jean-André Barrailh, chef d’escadre et futur vice-amiral du Levant commandant également le Mars, le Content et l’Argonaute.
Parti de Brest le 6 février 1744 et accompagné des chefs d’escadre Camilly et Barrailh, il croise en Manche, malgré de mauvais vents, jusqu’au 29 février ou il est contraint de mouiller à Calais pour éviter une très forte escadre britannique. Il poursuit le contrôle de la Manche « d’où il protège efficacement les armements considérables effectués à Dunkerque »[5], lorsqu’il meurt subitement sur son vaisseau amiral Le Superbe, dans la nuit du 8 au 9 mars 1744. Son premier chef d’escadre, le chevalier de Camilly, qui avait sa marque sur Le Neptune, prend le commandement général et, terminant la mission en cours ne rentre à Brest que le 19 mars suivant sans que les troupes du comte de Saxe ne puisse débarquer. Lors de l’organisation de l’expédition, le Roi lui aurait promis à son retour le bâton de Maréchal de France avec, sans doute l’une des deux vice-amirautés de France devenue justement vacante et qui le demeure jusqu’en 1750[5]. Il avait toutefois les «rang et fonction de Contre-amiral de France» chef d’armée navale en lieu et place du vice-amiral du Ponant (ordonnances royales de 1668 et 1669).
Château de Kerlouët
A sa mort, Jacques-Aymar de Roquefeuil avait 78 ans. Son cœur a été déposé en l’église de Pleven, la paroisse de son château de Kerlouët, dans le diocèse de Quimper. En son honneur, le Roi avait donné à sa famille des canons, conservés depuis lors dans sa propriété de Kerlouët.
Postérité
Jacques Aymar de Roquefeuil est connu, dans la Marine de son temps, pour son intrépidité et son endurance au combat ainsi que pour son intransigeance en matière de règlements. À la fin de sa carrière, les usages internationaux avaient bien évolué, et notamment les prescriptions du règlement de 1665 sur les saluts. Le salut qui se faisait en amenant ou en pliant le pavillon avait été presque généralement abandonné par les navires de guerre, qui se bornaient au salut du canon et de la voix. Jacques Aymar de Roquefeuil, rigoureux observateur du règlement de 1665, exigeait constamment l’abaissement du pavillon. Il est l’un des derniers officiers, peut-être même le dernier, à ne pas transiger sur ce point.
Notes et références
- Voir son acte de baptême [archive]
- Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France (lire en ligne [archive]), p. 58
- Roquerbertin-Rosen, Dossiers Bleus (lire en ligne [archive])
- Collection universelle des mémoires particuliers relatifs à l’histoire de France, 1788 (lire en ligne [archive])
- Biographie universelle, ancienne et moderne, Michaud frères, 1846 (lire en ligne [archive])
- « Ecole Navale / Espace tradition / Officiers célèbres [archive] », sur ecole.nav.traditions.free.fr (consulté le 15 février 2025)
- Patrick Villiers, « Chapitre VI – L’escadre de Dunkerque », dans Les corsaires du littoral : Dunkerque, Calais, Boulogne, de Philippe II à Louis XIV (1568-1713), Presses universitaires du Septentrion, coll. « Histoire et civilisations », 2000, 360 p. (ISBN 978-2-7574-2207-6, lire en ligne [archive]), p. 281–339
- d’Aspect, Histoire de l’Ordre royal et militaire de St-Louis, t. III, 1780 (lire en ligne [archive])
- Théophraste Renaudot, Gazette de France sur Google Livres, vol. 3, p. 203
- O. Troude, Batailles navales de la France, Challamel ainé, 1867 (lire en ligne [archive])
- Onésime-Joachim Troude, Batailles navales de la France sur Google Livres, Challamel Aîné, 1867, p. 288
- Michel Vergé-Franceschi, Les Officiers généraux de la Marine royale (1715-1774), FeniXX, 1er janvier 1990 (ISBN 978-2-402-49918-7, lire en ligne [archive])
Voir aussi
Bibliographie
- Michel Vergé-Franceschi, La Marine française au XVIIIe siècle : guerres, administration, exploration, Paris, SEDES, coll. « Regards sur l’histoire », 1996, 451 p. (ISBN 2-7181-9503-7)
- Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d’histoire maritime, Paris, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2002, 1508 p. (ISBN 2-221-08751-8 et 2-221-09744-0, BNF 38825325)
- Étienne Taillemite, Dictionnaire des marins français, Paris, Tallandier, coll. « Dictionnaires », octobre 2002, 537 p. [détail de l’édition] (ISBN 978-2847340082)
- Rémi Monaque, Une histoire de la marine de guerre française, Paris, éditions Perrin, 2016, 526 p. (ISBN 978-2-262-03715-4)
- Charles La Roncière, Histoire de la Marine française : La crépuscule du Grand règne, l’apogée de la Guerre de Course, t. 6, Paris, Plon, 1932, 674 p. (lire en ligne [archive])
- Georges Lacour-Gayet, La Marine militaire de la France sous le règne de Louis XV, Honoré Champion éditeur, 1902, édition revue et augmentée en 1910 (lire en ligne [archive])
- P. Levot, A. Doneaud, Les gloires maritimes de la France. Notices biographiques sur les plus célèbres marins, Arthus Bertrand éditeur, Paris, 1866, p. 454-455 (lire en ligne) [archive]
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1926 – 2021 – Biographie du Général Melchior, marquis de Roquefeuil et du Bousquet, premier président de l’association « Maison de Roquefeuil Blanquefort ».

le Général de brigade Melchior de Roquefeuil et du Bousquet Né à Parthenay (Deux Sèvres) le 8 décembre 1926, il s’engage en 1947 dans l’armée de terre.
Après un passage à l’École des Sous-officiers d’active à Saint-Maixent puis à l’École des Elèves officiers d’artillerie de réserve à Idar-Oberstein (République fédérale d’Allemagne), il sert au 1er puis au 3eme Régiment d’artillerie coloniale avant d’entrer à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, promotion « Extrême-Orient » [1950-1952].
A sa sortie, il choisit l’École d’application de l’Arme blindée Cavalerie de Saumur dont il sortira major. Il choisit d’être affecté comme chef de peloton d’abord au 2eme Régiment Etranger de Cavalerie (Maroc), puis au 1er Régiment Etranger de Cavalerie (Indochine, Tunisie, Algérie) comme chef de peloton porté et héliporté.

Le Lieutenant Melchior de Roquefeuil défile à la tête de son peloton en Algérie De 1960 à 1963, il commande un escadron du 2eme Régiment de Spahis algériens en Oranie (Algérie). Entre ces campagnes, il assume à l’École d’application de l’Arme blindée cavalerie, la formation des officiers de réserve puis d’active.

En 1966, il rejoint le 1er Régiment de Hussards Parachutistes comme chef du bureau instruction puis officier-adjoint au colonel.
De 1969 à 1972, il est chef du bureau « emploi-opérations » à l’État-Major des Forces françaises de Berlin.
En 1974, il reçoit le commandement du 1er Régiment de Cuirassiers à Saint Wendel (Sarre – RFA).

Le Colonel de Roquefeuil, commandant le 1er Cuirassier (Turenne Cavalerie) stationné à Saint Wendel (Allemagne) De 1976 à 1978, il est chef d’état-major de la 5eme Brigade Blindée à Tubingen (RFA).
Affecté ensuite à l’État-major des Armées, il est en charge au sein de la Défense opérationnelle du Territoire et de la protection des points sensibles nationaux.
En 1981, il rejoint l’État-Major du 3eme Corps d’Armée et de la 1ere Région Militaire, comme chef de cabinet du général Gouverneur militaire de Paris.
En 1983, il quitte le service actif avec le grade de général de brigade.
Il commence alors une seconde carrière, dans le civil, jusqu’en 2001.
Dans l’industrie d’abord, à la Société franco-allemande Kléber Track (Groupe Michelin) comme Président du Directoire, puis à la Société Sogitec (Groupe Dassault) comme consultant spécialiste des systèmes de simulation pour blindés et hélicoptères.
Dans le conseil ensuite, au Centre de formation à la Sécurité de l’information.
Promu officier de la Légion d’honneur en 1976 et commandeur de l’Ordre national du Mérite en 2003, il est titulaire de la croix de la Valeur militaire avec trois citations (armée, division et brigade), de la médaille commémorative d’Indochine et de celle des opérations de maintien de l’ordre en AFN ainsi que de la médaille coloniale agrafe Extrême-Orient. Il est breveté parachutiste.
Très impliqué dans la vie associative, il est membre du conseil, puis vice-président et président de l’Association des parents d’élèves des Maisons d’éducation de la Légion d’honneur (de 1972 à 1987), membre puis vice-président du Conseil économique de la paroisse Saint Vincent de Paul (de 1979 à 2001) et membre animateur de l’Amicale des anciens d’Afrique française du Nord de Saint Denis de Gastines (Mayenne).
Deux fois arrière-petit-neveu de Jean-Pierre de ROQUEFEUIL, vicomte de LA DEVEZE, capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis (1781), membre honoraire d’origine (1746-1807), il est admis à la Société des Cincinnati de France en 1984 comme son représentant titulaire. Entré au conseil d ‘administration en 1989, il en devient vice-président en 1995. Le 22 mai 1997, il succède au comte François de Castries. Sixième Président de la Société des Cincinnati de France, il sera l’organisateur de la Triennale 2001 qui réunira à Paris du 16 au 20 mai avec faste et dignité les cinq cent soixante participants américains et leurs cent quatre vingt collègues français.
Lire également:
- 5 mai 2021 – Décès de Melchior, général, marquis de Roquefeuil, chef de la Maison de Roquefeuil-Blanquefort
- 14 septembre 2019 – Le général Melchior de Roquefeuil remet les insignes de la Légion d’honneur à son fils Dominique.
- 1957 – Article (Ouest-France?) relatant la blessure en opérations dans le sud algérois du lieutenant Melchior de Roquefeuil (26 février 1957).
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Urgent: Objets ayant appartenu à des Roquefeuil et passant prochainement en salle des ventes.
On nous informe qu’une vente d’objets ayant appartenu à des Roquefeuil doit avoir lieu entre les 7 et 10 mars 2020 en l’étude Dupont& Dupont à Morlaix.
Les informations pour enchérir sont disponibles à l’adresse suivante:
https://www.interencheres.com/recherche/lots?search=roquefeuil&area=france
Lot n°530 FRANCISCO de TOLEDO. L'Instruction des prestres, qui…Lot n°67 Rare suite de trente-quatre assiettes en porcelaine.… Lot n°527 Aubusson. Verdure Fin du XVIIe siècle, début du… Lot n°527 Aubusson. Verdure Fin du XVIIe siècle, début du… Est. : 120 – 150 €Est. : 8 000 – 12 000 € Est. : 3 000 – 5 000 € Est. : 3 000 – 3 500 € Vente le 07/03/2020Vente le 09/03/2020 Vente le 10/03/2020 Vente le 10/03/2020 -
21 février 1908 – Le journal « Le Gaulois » relate le mariage de Mlle Charlotte Oudinot de Reggio, fille de la duchesse de Reggio, avec le vicomte Pierre de Roquefeuil.

MARIAGES.
L’église Saint-Pierre de Chaillot avait peine à contenir la foule nombreuse et élégante qui, hier, s’y trouvait réunie, à l’occasion de la célébration du mariage de Mlle Charlotte Oudinot de Reggio, fille de la duchesse de Reggio, née Cormenin, avec le vicomte Pierre de Roquefeuil, fils du comte de Roquefeuil et de la comtesse, née du Corail.
Les témoins étaient, pour la mariée le vicomte de Cormenin, son oncle, et le marquis de Quinsonas, son cousin germain; ceux du marié étaient le marquis de Garidel, garde général des forêts, et le vicomte de Sèze, chef- de bataillon au 76° régiment d’infanterie, remplaçant le comte de Sèze, empêché.
La messe a été dite par le curé-doyen de Saint-Fargeau (Seine-et-Marrie) et la bénédiction nuptiale donnée par l’abbé Cordonnier, vicaire à Neuilly, qui, après une allocution des plus touchantes, a transmis aux nouveaux époux la bénédiction apostolique que le Saint-Père avait daigné leur envoyer. La jeune mariée a été conduite à l’autel par son frère le duc de Reggio.
Venaient ensuite dans le cortège :
Vicomte Pierre de Roquefeuil et comtesse de Roquefeuil, sa mère M. de Saint-Martin-Valogne et duchesse de Reggio, comte de Roquefeuil et comtesse de Rouzat, marquis de Quinsonas et Mme de Saint-Martin-Valogne, vicomte de Cormenin et marquise de Quinsonas, comte Paul de Quinsonas et Mlle de Saint-Martin-Valogne; marquis de Garidel-Thoron et Mlle de Roquefeuil-Pradt, vicomte de Sèze et marquis de La Moussaye, M. F. de Roquefeuil et Mlle de La Rochefoucauld, M. Grandet et Mlle de Roquefeuil, M. G. de Roquefeuil et Mlle de Crépy, comte de Roquefeuil-Pradt et comtesse Paul de Quinsonas, marquis de La Rochefontenilles et Mlle de Quinnas, marquis de Chavagnac et comtesse de Castelbajac, baron de Belmiy et Mme de Calmels-Puntis, comte de Castelbajac et vicomtesse de Bagneux, vicomte de Bagneux et comtesse Alfred de La Rochefoucauld, comte Alfred de La Rochefoucauld et vicomtesse de Saint-Matieu, M. Bulla et baronne de Sylvestre, M. de Mérona et Mme Bulla, comte de Waresquiel et Adèle de Sylvestre, comte de Laurençay et Mlle de Cabrières, vicomte de Montrichard et Mme de Mémna, vicomte d’Aurelle Montmorin et Mlle de Cabrières.
Pendant la cérémonie, la maîtrise, sous la direction de M. Letorey, le distingué maître de chapelle, a exécuté le beau programme suivant :
Marche des Prêtres dans Alceste de Gluck. Deus Abraham Haendel, Salve regina C.A., Panis angelicus C.A., Sedenti in Trono de Gounod, Notre père Düsser, Alleluia du Messie de Haendel, Hymne nuptial Cte de Sèze
La quête a été faite par Mlle de La Rochefoucauld accompagnée de M. Fulcran de Roquefeuil, et par Mlle de Roquefeuil, au bras de M.Grandet.
La jeune mariée portait une ravissante toilette en charmeuse très souple avec un grand manteau de vraie dentelle le corsage et l’écharpe également en vraie dentelle. La duchesse de Reggio avait une robe en radium gris un peu fumé, avec broderies en argent vieilli. Mme de Saint-Martin-Valogne portait une robe en mousseline de soie noire, sur fond gris, avec un grand manteau de dentelle noire brodée. Mlle de Saint-Martin avait une robe en radium vert changeant, avec broderies même ton sur dentelle.
Ces toilettes, d’une ligne simple et nette, et d’un allant parfait; sortaient de chez Ney soeurs.
Après le très long défilé à la sacristie, où se retrouvaient presque tous les amis et les donateurs que nous avons cités avant-hier à la réception de contrat, la duchesse de Reggio a donné un lunch intime dans ses salons de l’avenue Marceau.
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Extrait tiré de :
Titre : Le Gaulois : littéraire et politique
Éditeur : (Paris)
Date d’édition : 1908-02-21
Contributeur : Pène, Henri de (1830-1888). Directeur de publication
Contributeur : Tarbé des Sablons, Edmond Joseph Louis (1838-1900). Directeur de publication
Contributeur : Meyer, Arthur (1844-1924). Directeur de publication
Type : publication en série imprimée
Langue : Français
Description : 21 février 1908
Description : 1908/02/21 (Numéro 11087).
Description : Note : supplément pages 5 et 6 « Académie Française ».
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14 septembre 2019 – Le général Melchior de Roquefeuil remet les insignes de la Légion d’honneur à son fils Dominique.
Le samedi 14 septembre 2019, à l’occasion d’une courte et émouvante cérémonie, Melchior de Roquefeuil (93 ans), notre chef de famille, dûment délégué par le Grand Chancelier de la Légion d’honneur, a remis les insignes de chevalier de la Légion d’honneur à son fils Dominique (64 ans), Administrateur général des Finances publiques, ancien directeur de France-Domaine Paris et responsable de la politique immobilière de l’Etat en région Bourgogne-Franche-Comté.
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4 juillet 1633 – Maintenue de noblesse pour Alphonse de Roquefeuil, seigneur de La Salle.
Alphonse de Roquefeuil La Salle [1], fils de Jean et de Lucrèce de Lustrac, vint s’établir à Eymet en Périgord, après son mariage avec Marguerite de Madailhan.
Les habitants d’Eymet voulurent le taxer à la taille en prétextant qu’ils avaient le privilège d’imposer les nobles comme les autres habitants dans leur paroisse. Alphonse obtînt de l’élection une sentence le déchargeant de cette taxe. Les habitants firent appel et furent déboutés par la Cour des Aides de Bordeaux le 4 juillet 1633 [2]. Certes sa noblesse ne fut pas vraiment mise en cause, mais cet arrêt par une cour souveraine la confirmait officiellement.
Son fils également prénommé Alphonse dut, entre 1662 et 1664, faire à son tour ses preuves, cette fois devant la Cour des Aides de Paris [3]. En effet, en 1656 Louis XIV, avait ordonné une grande recherche des usurpateurs. Cette recherche fut initialement confiée aux Cours des Aides, avant de l’être en 1666 aux intendants. Cette décision de la Cour des Aides n’a pas été retrouvée. Nous ne savons pas grand-chose de ce dernier Alphonse, et le fait qu’il ait eu à répondre à la Cour des Aides de Paris, laisse à penser qu’il avait, pendant un certain temps, habité dans son ressort. Quoiqu’il en soit il fut inhumé à Cogulot, près d’Eymet en 1679.
Fulcran de Roquefeuil
[1] Page 297 de l’Histoire Généalogique des Roquefeuil
[2] AD 33, 2 B 90
[3]AN Z1a 407












