Catégorie : Biographies

  • 1448-1530 – Biographie de Bérenger de Roquefeuil, baron de Roquefeuil, de Combret, de Castelnau, du Pouget, etc…

    « Magnifique et Puissant Seigneur », Bérenger de Roquefeuil, né en 1448 au château de Flaugnac (Quercy), mort le , est un des membres  les plus éminents de la Maison de Roquefeuil Blanquefort. Il est notamment connu pour être l’auteur de l’agrandissement et de la fortification du château de Bonaguil. Il appartient à la branche aînée de la famille, seigneurs de Bonaguil, éteinte en ligne masculine en 1639 avec Antoine Alexandre de Roquefeuil.

    Cette notice biographique est tirée de l’Histoire généalogique des Roquefeuil – 1ere édition 2018 de Fulcran de Roquefeuil.

    Mariage et possessions

    Du vivant de son père, Bérenger de Roquefeuil épousa par contrat le 7 janvier 1477 à Combret [2] puis le 5 mars 1477, à Amboise (Archives de la famille de Châteauneuf de Randon) [3], Anne Guérin du Tournel, fille de Pierre, baron du Tournel, et de Louise de Crussol, gouvernante du Dauphin.

    Le mariage fût célébré à Amboise, ce qui prouve que le roi Louis XI voyait d’un bon œil ce nouvel héritier de Jean de Roquefeuil.

    En 1481, il donna quittance d’une pension royale [4] puis s’établit dans le château du Boy, propriété de sa belle-famille, en attendant que le château de Flaugnac soit bâti (ayant passé un bail à prix fait datant du début de 1481 [5]).

    Le 15 février 1483 [6] (1484, n.s.), il fit hommage au Roi de ses importants fiefs :

    « En qualité de noble et puissant seigneur, baron de Roquefeuil, de Blanquefort, comtor de Nant, pour les terres et seigneuries de Valeraugue, d’Aumelas, de Trèves, de Lanuéjouls, de Caladon, du Luc et de Reven, dans la sénéchaussée de Beaucaire, de la terre et seigneurie de Combret, de Roquefère et de Cantobre, dans la sénéchaussée du Rouergue, du Pouget, de Vendémian, de Saint-Bauzille et de la moitié de Saint-Amans, dans la sénéchaussée de Carcassonne, de la baronnie de Castelnau-de-Vaux, de Flaugnac, La Morelette et de La Barthe, de la baronnie de Sauveterre, de La Mothe-Navarengue, l’Hospitalet, Montdouvert, dans la sénéchaussée de Quercy, des baronnies de Blanquefort, de Bonaguil et de Saint-Chalies, dans la sénéchaussée de l’Agenais, des terres de La Mothe-Saint-Didier et de ce qu’il possédait à Villefranche-du-Périgord, Montpazier et Villeréal, dans la sénéchaussée du Périgord, des seigneurie de Rauzan et Pujols, dans la sénéchaussée de Bazadais. »

    Vers 1490, « il s’éleva une contestation entre les seigneurs de Roquefeuil et de Biron qui prétendaient que les hommages de la seigneurie de Lavaur leur appartenaient, et le comte de Périgord qui les réclamait. Le roi ordonna au sénéchal de faire une enquête à cet égard » [7].

    Il renouvela cet hommage le 14 octobre 1499 à Cahors, devant le juge mage, il déclarait n’avoir pu faire hommage plus tôt : « nonobstant son âge et inconvénient de maladie dont il est détenu » [8].

    Il dénombra de nouveau ses fiefs le 19 janvier 1503 (v.s.) [9]

    Selon Max Pons, ce dénombrement, qu’il date du 19 décembre 1503 [10], contiendrait la phrase suivante concernant toujours sa santé :

     « La pauvre qualité de ma personne est telle que chacun sait et peut trop justifier que la plupart du temps je suis malade et spécialement depuis deux ans, en ça que je n’ay guère de santé à cause de la froidure et humidité de mon estomac et cerveau, et avec indisposition de ma personne et petite complexion d’icelle. »

    Dans ce dernier document, il fait mention également de parts des baronnies du Tournel, du Boy, de Montialoux et de Champieu, en Gévaudan, et dans la sénéchaussée de Carcassonne des baronnies de Pardailhan, de Lespignan et d’Asille-le-Comtal, qu’il tenait de sa femme [11].

    Anne Guérin hérita en effet d’un tiers du château du Tournel et d’un tiers également de la moitié des biens ayant appartenu à son grand-père Armand Guérin, baron du Tournel. Le Tournel était une des huit baronnies du Gévaudan qui donnait droit à l’entrée aux Etats du Gévaudan et à tour de rôle à ceux du Languedoc.

    La succession du Tournel était passablement compliquée, et il s’en était suivi un long procès avec Gabrielle Guérin, soeur d’Anne et principale héritière de la baronnie. Commencé en 1486 par Bérenger et sa femme, il sera poursuivi par leur fils Charles au moins jusqu’en 1523.

    Bérenger prêta enfin un dernier hommage au Roi le 6 mars 1514 et dénombra ses fiefs le 29 décembre 1514, selon une lettre du sénéchal du Quercy [12].

    La question de Rauzan et Pujols en Bazadais.

    Bérenger de Roquefeuil, en tant que descendant des Madailhan, était « de jure », sinon de facto, seigneur de Rauzan et Pujols en Bazadais. Son père Jean de Roquefeuil avait déjà rendu hommage au Roi, en 1434 [13] et 1469 [14], pour ces deux seigneuries.

    Or le Roi d’Angleterre, en 1414, avait forcé la veuve de Guillaume-Amanieu de Madailhan, Jeanne d’Armagnac, à les lui vendre et il avait fait don de Rauzan, en 1437, à son chancelier, Bernard Angevin. Il lui donna également Pujols l’année suivante. Lors de la reconquête française, Bernard Angevin passa dans le camp des vainqueurs et semble avoir continué à jouir de Rauzan et de Pujols.

    En 1484, Bérenger obtint des lettres royaux [15] et mandata un huissier pour faire « expres com[m]andement sur certaines et [….] preuves a vo[u]s aap[…] aux enfans heritiers de feu Bernard Angevyn et au[tr]e detenteur des places et chasteaux terres et s[eigneu]ries de Puyols et de Rozan que incontinent et sans delay eussent a soy desister et departir ded[its] terres chasteaux places s[eigneu]ries dessud[its] et en eussent a laisser et souffrir joyr user plainem[ent] et paisiblem[ent] led[it] exposant come de sa p[ro]pre chose et [….ance ? et luy en rendre et restituer les rentes proffit revenuz et esmoluments quils en ont prins et parceu ou que led[it] exposant en eust peu prendre et parcev[oir] neust este led. » [16].

    Les Angevins firent opposition et Bérenger vendit ses droits sur ces deux fiefs en 1495 à Gaston de Foix, comte de Candale et captal de Buch [17].

    Selon des lettres royales du 12 juillet 1497 données à Bordeaux, le comte de Candale n’avait pas réglé le prix de la vente à Bérenger [18].

    Ce règlement ne devait toujours pas être fait, du moins en totalité en 1499, car par lettre patente le roi demandait à Bérenger de Roquefeuil de prêter hommage pour Rauzan et Pujols, ce qu’il fit.

    Bérenger renouvela cet hommage en 1503 et 1514, et son fils Charles fit de même en 1532 [19].

    A partir de cette date nous ne trouvons plus d’hommages concernant Rauzan et Pujols et nous ne savons pas si Charles et ses héritiers furent finalement payés par le comte de Candale ou indemnisés par les Angevins.

    Quoiqu’il en soit le dernier Angevin avait testé en 1502 en faveur de son arrière-petit-fils Jean de Durfort de Duras. Rauzan et Pujols restèrent en suite dans cette famille tout l’Ancien Régime.

    Cette possession semble leur avoir été reconnue par le roi de France dès 1520. En effet, à cette date, François Ier accorda à François de Durfort l’établissement d’un marché par semaine à Rauzan et à Pujols.

    Rauzan sera érigé, pour les Durfort, en comté sous Louis XIII, et fera partie du Duché de Duras avant d’en être détaché pendant quelque temps [20].

    Le 16 août 1491, en plein conflit avec les bourgeois de Castelnau, comme nous allons le voir, il renouvela le refus de son père de prêter hommage à l’évêque de Cahors.

    En 1517, l’évêque renouvela sa tentative mais Bérenger obtint deux arrêts du parlement déboutant l’évêque le 12 septembre 1517 et le 18 juillet 1523.

    Le 21 juillet 1511, il obtint du comte d’Armagnac, baron de Roquefeuil, un délai pour lui prêter hommage.

    Le conflit avec les bourgeois de Castelnau.

    Le fait le plus marquant de la vie de Bérenger fut son grave conflit avec les bourgeois de Castelnau de Vaux (aujourd’hui Castelnau-Montratier). En effet ceux-ci avaient pris l’habitude pour éviter un droit de leude, c’est à dire une taxe sur les marchandises qui dépassaient un quarton (soit environ un quart d’hectolitre), de ne porter qu’un quarton à la fois en passant l’octroi de la Ville.

    Il s’agissait d’un abus de droit manifeste et déjà son arrière-arrière-grand-père, Ratier de Castelnau s’était heurté aux bourgeois. Le cardinal du Pouget, choisi comme arbitre, avait décidé en 1343 que les marchandises payeraient un droit proportionnel quelle que fut la quantité apportée.

    Mais les habitants refusèrent cet arbitrage et le conflit continua à s’envenimer.

    Bérenger décida de le régler définitivement d’abord par la voie judiciaire. Considérant que le viol des coutumes par les consuls et les bourgeois de Castelnau avait rendu celles-ci caduques, il ordonna à son juge Arnaud Gayssias de Manas d’appliquer le droit commun et de ne plus reconnaître les consuls.

    Arnaud Gayssias de Manas eut alors une vive algarade avec Bertrand de Mothe, consul de la noblesse, qui n’hésita pas à le frapper du poing et avec sa canne.

    Quelques jours après Jean de Mothe, frère de Bertrand, se battit avec le juge qui mourut une dizaine de jours après de ses blessures.

    Face à ces actes de violence, Bérenger continua à user de la voie judiciaire. Il porta plainte devant le sénéchal. Ce dernier demanda aux consuls de Castelnau de faire une enquête, qui évidemment n’aboutit à rien.

    Bérenger décida alors de porter l’affaire devant le juge mage de Cahors et obtint le droit d’arrêter les frères de Mothe, mais les autres consuls les firent évader.

    Ce n’est que devant l’incapacité des tribunaux à faire respecter son droit que Bérenger se résolut à employer la force.

    Il décida alors d’envoyer nuitamment à Castelnau vingt-cinq arbalétriers. Ils brisèrent les mesures de pierre qui étaient dans la halle, et firent du tapage pour intimider les habitants. Mais ceux-ci, loin de se laisser faire, attaquèrent leurs assaillants et en tuèrent plusieurs.

    Or, pendant ces événements, Bérenger avait levé une troupe qui était destinée à rejoindre l’armée royale en Normandie. Remarquons au passage qu’en levant cette troupe Bérenger agissait en fidèle vassal du Roi. Il eut alors l’idée d’utiliser ses hommes pour se venger des habitants de Castelnau. Les soldats réussirent à envahir la ville, mais ils furent repoussés par les habitants, soulevés par Jean de Mothe.

    Les soldats de Bérenger battirent en retraite et se réfugièrent au château de Sauveterre. Aidés des paysans du voisinage, les habitants de Castelnau assiégèrent le château, firent prisonniers les soldats, saccagèrent le mobilier et mirent le feu.

    Bérenger s’adressa au lieutenant du sénéchal du Quercy et au juge mage de Montauban. Il obtint le droit d’arrêter Jean de Mothe et ses principaux compagnons, bourgeois ou gentilshommes. L’un d’entre eux fut pris, mais les consuls le firent relâcher.

    Les consuls décidèrent de porter plainte contre Bérenger devant le juge mage de Cahors.

    Ce dernier décida l’arrestation des arbalétriers. Les consuls vendirent aux enchères les meubles de Bérenger qui se trouvaient dans la demeure seigneuriale.

    Bérenger porta l’affaire devant le sénéchal de Toulouse, et les consuls devant le parlement de cette ville.

    Le parlement nomma, en 1488, un conseiller, Arnaud de Saint-Félix, pour faire une enquête et un arrêt fut rendu le 1er juillet 1493 et publié le 20 juillet 1493[21].

    Globalement Bérenger en sortait, contrairement à ce qui a été dit, plutôt vainqueur.

    Le Parlement confirma les coutumes telles qu’elles figuraient dans la charte de 1291 et surtout la sentence arbitrale du cardinal du Pouget en 1343. Par conséquent les bourgeois durent payer le droit de leude, quelle que fut la quantité apportée.

    Les Consuls se virent obligés de choisir un « bon assesseur » pour les aider à rendre la justice, conformément à un arrêt du Parlement du 12 février 1386. Cette clause restreignait leur liberté et les obligeait à appliquer le droit.

    Bérenger obtenait ainsi gain de cause sur le point le plus important, même s’il ne put obtenir une augmentation du droit de l’ost et de cavalcade qu’il jugeait insuffisant lorsqu’il allait à la guerre.

    En revanche, le Parlement condamna Bérenger à payer 300 livres tournois de dommages et à 100 livres d’amende. Et il renvoyait les principaux agents de Bérenger devant le sénéchal du Quercy.

    La somme était importante, mais très supportable. En effet lors de son décès, un acte de notoriété nous apprend que Bérenger jouissait d’un revenu annuel de 12 000 livres.

    Le 20 septembre suivant, le conseiller Nicolas Benoît fut envoyé à Castelnau pour faire appliquer l’arrêt. Dans un premier temps, Bérenger refusa de payer les 300 livres et de sortir de son château de Flaugnac pour se présenter devant le commissaire du Parlement.

    Le commissaire fit saisir la place de Lamothe-Navarengue et envoya un huissier à Flaugnac.

    Devant ce refus, Nicolas Benoît se rendit lui-même devant Flaugnac en décembre 1493, et menaça d’employer la force pour faire respecter l’arrêt.

    Bérenger accepta alors d’envoyer un procureur pour jurer les coutumes de Castelnau. Mais les consuls exigèrent que Bérenger jure en personne l’observation des coutumes. Assigné à cet effet, il se rendit le 10 décembre devant Castelnau mais, craignant pour sa vie, il refusa de faire son entrée dans la ville comme le voulaient les consuls.

    Le commissaire admit les arguments de Bérenger et lui permit de jurer l’observation des coutumes là où il se trouvait. Bérenger se mit à genoux et jura l’observation des coutumes, puis les huit consuls firent de même.

    Ils déclarèrent avoir reçu les 300 livres de dommages et réclamèrent l’emprisonnement des vingt-cinq arbalétriers.

    Bérenger déclara qu’un était mort, que trois avaient disparu et qu’il livrerait les autres.

    Certes ce dernier point était le plus humiliant pour Bérenger, mais l’on ne sait s’il livra réellement ses serviteurs.

    Bérenger tenta par la suite d’affaiblir le consulat de Castelnau et il contesta à la noblesse le droit de faire partie du consulat, mais il ne put obtenir gain de cause. Un arrêt du parlement de Toulouse du 18 juillet 1523 maintint les choses en l’état.

     

    La construction de Bonaguil.

    Il est certain que tout cela, notamment la prise de Sauveterre et la menace de siège devant Flaugnac, poussa Bérenger à renforcer les défenses de Bonaguil.

    Ces événements prouvent que la construction de châteaux forts, à l’époque des premiers châteaux d’agrément, restait parfaitement justifiée.

    Par exemple à la même époque en Périgord, François de Caumont renforça considérablement les défenses de son château fort de Castelnaud, tout en faisant construire, pour son agrément, celui des Milandes.

    Au XVIe siècle, Blaise de Montluc accrut les fortifications de son château d’Estillac etc. [22]. Il faudra attendre Richelieu pour que les seigneurs renoncent de force à fortifier certaines de leurs demeures et soient obligés de démanteler leurs forteresses.

    Bérenger n’était donc pas le seigneur anachronique que certains ont bien voulu faire de lui.

    Certes il semble avoir eu un caractère affirmé mais nous constatons qu’en règle générale il préférait user de la voie judiciaire plutôt que de la force.

    C’est ainsi qu’il avait combattu les prétentions de l’évêque de Cahors et qu’il fit condamner le 28 février 1494, par le Parlement, l’archiprêtre de Flaugnac qui, soutenu par son évêque, s’opposait à la levée de dîmes.

    Ces événements le conduisirent à quitter Flaugnac pour aller habiter Blanquefort, puis Bonaguil.

    Bérenger fonda un hôpital à Blanquefort après son départ. Il savait se montrer généreux !

    On a publié la charte de fondation de Bonaguil :

    « Par Messire Jésus et tous les Saints de son glorieux Paradis, j’élèverai un

    Castel que ni mes vilains sujets ne pourront prendre, ni les anglais, s’ils ont

    L’audace d’y venir, voire les plus puissants soldats du Roi de France ». [23]

    Les références de ce texte n’ont pu être retrouvées et son authenticité n’a pu être vérifiée.

    En tout cas les hommages ci-dessus et sa décision de lever une troupe pour l’envoyer en Normandie prouvent que Bérenger fut toujours le fidèle vassal de son Roi.

    Quoi qu’il en soit, Bonaguil, qu’il continua à fortifier presque jusqu’à ses derniers jours, reste un des plus beaux et des plus intéressants châteaux forts de France, notamment par ses innovations pour contrer les effets de l’artillerie naissante.

     

    Les mystères de la construction de Bonaguil.

    L’ouvrage du regretté Michel Coste : « Bonaguil. Genèse & histoire de sa construction », 2015 établit que Bérenger avait su restaurer la fortune de sa maison. Or la plupart des historiens s’accordent pour dire qu’à cette époque la noblesse s’appauvrissait. Ainsi donc le « demi-fou » que l’on présente comme le constructeur de Bonaguil était un très bon gestionnaire ! Bérenger n’était pas celui que l’on croit. Mais il reste un premier mystère : pourquoi a-t-il utilisé les produits de sa bonne gestion à construire un château fort ? L’affaire de Lavaur en donne peut-être l’explication.

    Autre inconnue : comment Bérenger présenté par les mêmes comme un rebelle put-il construire Bonaguil sans que cela ne fut sinon encouragé et permis par les rois, du moins toléré ? Bérenger n’était pas assez puissant pour s’opposer aux rois. Or à cette époque les rois exigeaient que leurs vassaux obtiennent d’eux le droit de fortifier. Certes, la surveillance des rois variait en fonction de l’étendue de leurs pouvoirs locaux et du droit féodal. Mais leurs droits étaient bien établis en Agenais, car Bernard de Fumel dut recevoir une autorisation, en 1466, avant de fortifier son château situé non loin de Bonaguil.

     

    L’affaire de Lavaur et le litige avec les Albret.

    Vers 1490, « il s’éleva une contestation entre les seigneurs de Roquefeuil et de Biron qui prétendaient que les hommages de la seigneurie de Lavaur leur appartenaient, et le comte de Périgord qui les réclamait. Le roi ordonna au sénéchal de faire une enquête à cet égard » [24].

    Nous n’en savons pas plus, mais cette affaire est peut-être à l’origine de la construction de Bonaguil.

    Nous voyons que Bérenger avait un sérieux litige avec le comte de Périgord peu avant de construire Bonaguil.

    Mais qui était ce comte de Périgord ? C’était Jean d’Albret (1469-1516), le fils d’Alain (1440-1522) d’Albret. Ce dernier, très ambitieux, est connu pour avoir été un vassal turbulent du roi de France. Comme Bérenger, il avait été un des protégés de Louis XI : Bérenger savait en quoi il était prudent de se tenir vis-à-vis de lui. Il avait épousé, en 1470, Françoise de Blois, comtesse de Périgord et vicomtesse de Limoges, qui mourut en 1481, laissant ses terres à son fils Jean, sous la tutelle de son père. Peut-être était-il encore tuteur de son fils lors du litige. À la même époque, Alain, veuf, chercha à épouser Anne de Bretagne et fut un des chefs de la Guerre folle. Il fut vaincu à Saint-Aubin du Cormier le 28 juillet 1488 et ne fit sa soumission qu’un an après.

    Bonaguil se situait entre les deux principaux blocs des possessions des Albret en France. Au Nord le comté de Périgord et la vicomté de Limoges. Au Sud les terres ancestrales des Albret autour de Labrit dans les Landes et Nérac en Lot-et-Garonne.

    Plus au sud, Jean d’Albret était devenu par son mariage roi de Navarre en 1484 (il ne perdit l’essentiel de ce royaume qu’en 1512).

    Face à un voisin aussi puissant, il était raisonnable de se mettre en lieu sûr. D’autant plus qu’Alain d’Albret était connu pour avoir retenu prisonnier le comte d’Armagnac.

    La puissance des Albret dans le Sud-Ouest ne pouvait par ailleurs qu’inquiéter les rois de France. Cela explique peut-être pourquoi ces derniers avaient tout intérêt à ce que Bérenger construise un château pouvant en cas de guerre couper leurs communications, entre Nérac à Sarlat. En effet Bonaguil est situé à quelques kilomètres de la route reliant ces deux villes.

    Certes ce ne sont là que des hypothèses, mais tout se passe comme si elles étaient vérifiées.

    Descendance

    De son épouse Anne du Tournel, Bérenger eut pour enfants :

    • 1 Charles.
    • 2 Louis, mort jeune. Il reçut en 1514 une requête des habitants d’Alguesqui demandait à son père de construire un moulin [25].
    • 3 Antoine, protonotaire apostolique, baron du Pouget, seigneur de Sauveterre, de l’Hospitalet et Granéjouls, décédé le 19 août 1566. Il fut commandeur de Granéjouls et recteur de La Salvetat, Montpezat, Flaugnac. Dans son testament du 19 août 1566 il laissa les places de Sauveterre, L’Hospitalet, et de Granéjouls à son neveu Charles, et celle du Pouget à son neveu Antoine.
    • 4 François, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem [26], qui eut un fils, sans doute naturel :
      • Jean, dit « Fontanille » auteur de la branche de La Romiguière, qui reçut un legs de son oncle Antoine, en 1566 [27].
    • 5 Marguerite, abbesse de Nonenque. Ses armes (écartelées de Roquefeuil et de Pujols) se trouvent dans l’église de Caissac, commune de La Loubière (Aveyron) mais les couleurs sont fantaisistes.
    • 6 Aygline (ou Angélique, ou Angèle), religieuse de Saint-Saturnin du Monestier, citée dans le testament de son frère en 1533.
    • 7 Jeanne, religieuse.
    • 8 Dauphine, religieuse.
    • 9 Isabeau, mariée en 1505 à Pierre de Durfort, baron de La Boissière.
    • 10 Hélène, mariée le 3 février 1514 [28] à Robert de Lauzières de La Capelle.
    • 11 Madeleine ou Marguerite, mariée à Louis de Lauzières-Thémines.
    • 12 Jeanne ou Anne ou Agnès, mariée le 25 août 1500, à Jean d’Antin.

     

    Il testa, en s’intitulant « Magnifique et Puissant Seigneur », le 9 janvier 1530. Ce faisant, il instituait une substitution graduelle jusqu’à la quatrième génération, qui aura beaucoup d’importance sur le sort de ses importantes seigneuries.

    Anne Guérin du Tournel testa le 8 octobre 1497 en faveur de son fils aîné et mourut peu après [29].

     

     

     

    Notes et références:

    [1] Abbé Bouyssou « Bonaguil du XVe siècle à nos jours » ; Limayrac « Histoire d’une Commune » ; Lauzun « Le Château de Bonaguil », etc…

    [2] Bibliothèque Municipale de Tarbes, manuscrit n° 26, Glanage de Larcher, tome III ; et mention AD 30 1 E 1884.

    [3] « L’an 1477, le 5e jour du mois de mars, en la cours du Roi, notre sire, à Amboise, par-devant nobles hommes Johannes de Valpergue et Jean François, Maître d’Hôtel de Mr le Dauphin, maître Philippe Ramon, licencié ès-loi, et Maître Raymond Guibal, notaire à Combret, noble Jean de Martant et Marc Panevimoins, témoins requis et appelé juge à tenir par le jugement à ladite cour. Mariage entre noble Beringon de Roquefeuil, fils aîné et héritier universel de Noble et Puissant seigneur Jean de Roquefeuil, chevalier, baron du dit lieu et de Blanquefort, d’une part et Demoiselle Anne du Tournel, fille de Louise de Crussol, dame du Tournel, gouverneresse de Monsieur le Dauphin, et veuve de feu Pierre Guérin, seigneur du Tournel, et sœur de noble Jean Guérin, vicomte d’Uzès, d’autre part.

    Par lequel lui aurait été constitué la somme de 8 000 livres tournois, et en cas de prédécès, son dit futur époux lui donne en augmentation de son douaire, la baronnie de Blanquefort et autres rentes qu’il avait au pays de Périgord pour en jouir durant sa vie, s’élevant à la somme de 500 livres de rente annuelle, et au cas ne les voudrait promet de faire valoir, de prochain en prochain et en cas de restitution de ladite dot sera tenu de rendre que 1000 écus d’or à 32 sols, 1 denier chacun, et autres pactes contenus audit contrat auquel est attachée la ratification faite par les dits mariés après la solennité de leur mariage le 18 juin audit an 1478.

    Signé Agulhon. Le tout en forme de lettre »

    Sommaire des mariages et testaments de la Maison du Tournel, commencé par les plus anciens et après continué suivant les dattes, les mariages distingués et séparés des testaments » composé en 1639.

    Propriété de la Comtesse E. de Châteauneuf Randon du Tournel, à Dun le Poëlier (Indre)

    Recopié par le Comte Édouard de Roquefeuil-Anduze.

    [4] PO 2543.

    [5] AD 46, 48 J 4, p 84. Mail de Michel Coste du 23 avril 2013.

    [6] BN, Doat 160, f° 124 et ss. ; AD 34, 1 E 1437, etc.

    [7] Histoire du Périgord Léon Dessalles t III, page 30, qui donne comme référence : Arch. de Pau, 2° inv, prép. P. et L., 1. 81, n° 12.

    [8] AD 34, 1 E 1437.

    [9] Bibliothèque Municipale de Cahors, fonds Greil, n° 138, AD 34 1 E 1437. AD 82 C 444/47, dossier Cruzy Marcilhac-Durfort de Boissières.

    [10] Cette date étant antérieure d’un mois (nous sommes dans l’ancien style où janvier est postérieur à décembre) au dénombrement doit plutôt être celle de l’hommage. Lauzun parle d’un hommage du 19 octobre 1499 pour la baronnie de Combret, qui pourrait bien être le même. L’abréviation « 10bre » de décembre ayant été confondue avec le « 10 » signifiant octobre.

    [11] Selon M. Melchior de Contades, en 1489 : « Jacques Maurin dénombre la quarte part de la seigneurie d’Azillan le Comtal en paréage avec le Roi et le seigneur de Roquefeuil. Item le lieu de Pardeilhan en paréage avec le Roi pour quatre parts et demi, les 21 faisant le tout. Au dit Pardeilhan il y a un fivatier ».

    [12] AD 34, 1 E 1437.

    [13] BN, Dossiers Bleus 581.

    [14] AN, PP 45 f° 209 r° & v°.

    [15] Terme consacré.

    [16] Selon des lettres royales de 1497 se trouvant dans les archives du château de Boucéel.

    [17] Selon un mémoire du XVIIème siècle se trouvant sous la cote des AN, M 525 & BN, Chérin 178, et Dossiers Bleus 581.

    [18] Lettres royales se trouvant au château de Bouccéel.

    [19] AN, PP 45 f°265 r° & P 5561 coté 743 bis.

    [20] La question juridique de ces érections est assez complexe. L’érection en comté le 25 octobre 1625, fut faite semble-t-il sans lettres patentes. Les lettres patentes de 1668 d’érection du marquisat de Duras, du comté de Rauzan et de la baronnie de Pujols en duché pairie de Duras ne furent pas enregistrées, peut-être parce que ces lettres stipulaient que ces fiefs seraient tenus en pleine fois du roi et de sa couronne et que le litige sur Rauzan et Pujols n’était pas encore définitivement réglé. Une nouvelle érection en duché (mais cette fois sans pairie) pour le Maréchal de Duras eut lieu en février 1689 et fut enregistrée le premier mars suivant. Louis XIV accepta la même année, le 16 mars, de transférer le duché, amputé du comté de Rauzan au fils aîné du maréchal de Duras.

    [21] AD, 31 B 9, publié par Limayrac.

    [22] Le couvent des Minimes de Beauregard-L’Evêque (Puy-de-Dôme), fondé en 1572, soit plus de quarante ans après la mort de Bérenger, fut entouré d’une enceinte fortifiée.

    [23] Selon Max Pons qui donne dans son ouvrage comme sources les Archives de Castelnau, mais qui a déclaré depuis ne tenir cette information que de seconde main, et avoir recherché en vain ce document.

    [24] Histoire du Périgord Léon Dessalles t III, page 30, qui donne comme référence : Arch. de Pau, 2° inv, prép. P. et L., 1. 81, n° 12.

    [25] AD 31, E 1888.

    [26] C’est sans doute le François de Roquefeuil, commandeur de « La Canabière », cité avec son neveu Jehan, bachelier, ès droit le 23 septembre 1539, AD 31, Labeyrie, notaire.

    [27] Selon certains il aurait épousé Marie de Lomagne, mais il y a sans doute confusion avec son petit-neveu, François, seigneur de Saint-Jean, Marié à Anne-Marie de Lomagne-Terride.

    [28] Roquefeuil Bulletin de liaison, 1980, n° 6.

    [29] AD 30, 1 E 1884.

  • 1955 – XXXX – Biographie de Dominique de Roquefeuil, président de l’association Maison de Roquefeuil Blanquefort

    Dominique, marquis de Roquefeuil
    Dominique de Roquefeuil et du Bousquet

     

    • Formation

    Dominique de Roquefeuil poursuit des études supérieures à l’Institut d’Études Politiques de Paris (section Service Public), dont il est diplômé en 1977. Il intègre ensuite l’École du Commissariat de la Marine à Toulon (1977–1979), période au cours de laquelle il effectue un tour du monde à bord du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc.

    Il complète sa formation par une maîtrise d’informatique au Centre de formation des informaticiens militaires (1984–1985), avant d’obtenir un MBA du Groupe HEC (1989–1990), enrichi par un semestre d’échange à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie (USA) en 1990.

    • Carrière dans la Marine (1979–1989)

    Commissaire de la Marine de 1979 à 1989, Dominique de Roquefeuil embarque successivement sur l’aviso-escorteur Commandant Rivière, le porte-avions Foch et la frégate de Grasse, où il est responsable de l’administration et de la logistique de ces bâtiments.

    Il joue ensuite un rôle pionnier dans le déploiement de l’informatisation de l’administration de la Marine, supervisant notamment la modernisation des systèmes de calcul des soldes. Ses projets innovants sont soutenus par la Mission Innovation du ministère de la Défense. Il contribue également à l’enseignement de l’informatique à l’École du Commissariat, à l’Institut d’Études Politiques de Paris et à l’École Nationale d’Administration.

    Dominique de Roquefeuil en tenue de commissaire principal de la Marine
    • Ministère de la Défense et transition vers l’administration civile (1990–1996)

    Promu Commissaire en chef de la Marine, il dirige le service « Finances et Budget » d’une direction générale du ministère de la Défense. Ce service, comprenait à l’époque, 60 collaborateurs et gérait près de 3000 agents. Il y assure l’obtention du financement des opérations particulières, la préparation et l’exécution de budgets conséquents, le suivi administratif de l’activité du réseau à l’étranger, la gestion des marchés publics, ainsi que la rémunération du personnel.

    En 1995, il mène à bien une mission de réorganisation budgétaire et comptable, mettant en place un système de gestion analytique et de prévision budgétaire informatisé. Il est intégré comme administrateur civil au ministère du Budget en novembre 1997.

    • Modernisation financière de l’État (1996–2004) et Banque Mondiale

    À partir de 1996, Dominique de Roquefeuil prend la tête du bureau des Applications comptables et de la dépense de l’État à la Direction générale de la Comptabilité publique. Il dirige une équipe de 45 personnes chargée du développement et de la maintenance des logiciels de comptabilité publique.

    Il assure ensuite la direction opérationnelle du projet interministériel ACCORD, visant à moderniser le système d’information de la dépense publique française au moyen d’un progiciel (PeopleSoft), et coordonne une équipe de 130 personnes (fonctionnaires et consultants).

    De 2000 à 2004, il est nommé « Senior Public Management Specialist » à la Banque Mondiale à Washington DC, où il négocie des prêts d’assistance au développement et conseille les ministres de l’Economie et du Budget de plusieurs pays d’Europe de l’Est et d’Asie centrale (Albanie, Roumanie, Slovaquie, Serbie, Turkmenistan, Ouzbékistan, Kirghizstan, etc…) notamment sur la mise en œuvre de systèmes publics d’information budgétaires, comptables et de trésorerie. Il y conçoit et supervise des projets de réforme de l’État ( prêts de l’ordre de 15 millions de dollars pour chacun de ces pays).

    • Conception du système comptable et financier de l’État : CHORUS (2004–2009)

    De 2004 à 2007, il est directeur adjoint à l’Agence pour l’Informatique Financière de l’État (AIFE), où il pilote d’abord le projet ACCORD-LOLF, puis la conception stratégique, fonctionnelle, budgétaire et technique du système CHORUS, le nouveau système financier intégré de l’État fondé sur l’utilisation du progiciel SAP (coût du projet : 850 millions d’euros).

    De 2007 à 2009, il est nommé Directeur du programme CHORUS à la Direction générale des finances publiques (DGFiP), où il assure la maîtrise d’ouvrage, la conduite du changement et le déploiement du système à l’échelle de toute l’administration centrale.

    • France Domaine – Gestion immobilière de l’État (2009–2017)

    En juin 2009, Dominique de Roquefeuil est nommé Chef du service France Domaine Paris,

    Dans cette fonction il est responsable des acquisitions, cessions, prises à bail ou concessions des biens immobiliers de l’État à Paris.  Il est également en charge des évaluations immobilières rendues au profit de la Région d’Île de France, de la Ville de Paris, des opérateurs de l’État et des fondations ou associations parisiennes reconnues d’utilité publique. Il est Commissaire du Gouvernement auprès du juge de l’expropriation. Son service emploie 35 personnes.

    En sept ans il organise et conduit la cession de 87 immeubles pour 1,3 Milliard d’euro et l’acquisition de 6 groupes d’immeubles pour 800 Millions d’euro. Valeur du stock immobilier géré 12 Milliards € (1319 immeubles). Il gère enfin un portefeuille de 550 baux..

    Il est promu à la fin de cette affectation au grade d’Administrateur général des Finances publiques

    • Responsable immobilier régional en région Bourgogne-Franche-Comté (2017-2023)

    De février 2017 à septembre 2023, il occupe la fonction de Responsable de la politique immobilière de l’État en Bourgogne-Franche-Comté. Il conçoit et met en oeuvre la politique immobilière à appliquer aux 14.000 biens de l’Etat dans la région, couvrant 820 600m² et répartis sur 3400 sites.

    • Enseignement et expertise internationale

    Dominique de Roquefeuil a enseigné l’informatique de gestion d’abord à l’ENA et  Sciences Po, puis au Centre de formation du ministère de l’Économie et des Finances. Il a également été expert pour la Banque mondiale, l’Union Européenne, l’OCDE et l’ADETEF, avec des missions en Ukraine, Bulgarie, République tchèque, et Madagascar.

    • Décorations

      • Chevalier de la Légion d’honneur

      • Chevalier de l’Ordre national du Mérite

      • Médaille de la Défense nationale

    • Famille

    Dominique de Roquefeuil est marié à Emmanuelle Roche-Bruyn (mariage civil le 12 juin 1982 à Versailles et mariage religieux le 19 juin 1982 aux Invalides à Paris).

    Le couple a eu six enfants :

    • Guilhem, †

    • Anne-Lorraine

    • Adélaïde, mariée à Quentin de Laâge de Meux

    • Jean-Melchior marié à Pauline Meria

    • Diane, mariée à Jean-Baptiste Pasquier

    • Henry

    Au décès de son père, le général Melchior de Roquefeuil, le 5 mai 2021, Dominique devient le marquis de Roquefeuil et du Bousquet. Il est élu, le 19 mars 2022, président de l’Association Maison de Roquefeuil-Blanquefort, s’appliquant à poursuivre ainsi l’engagement de son père dans la préservation du patrimoine historique familial.

    Centres d’intérêt

    Dominique de Roquefeuil aime les voyages, l’histoire, les sciences, le théâtre et le cinéma. Il pratique ou a pratiqué plusieurs sports : ski, tennis, natation, équitation, escrime et parachutisme.

    Il fut également administrateur puis  vice-président de la branche française de la Societé des Cincinnati.

    Il est depuis 2023 le représentant de la Fondation Colbert – Institut de France pour la Bourgogne-Franche-Comté.

  • Février 2025 – Jean-Melchior de Roquefeuil, lauréat du classement « Finance de demain » de l’Institut Choiseul

     

     

     

    L’Institut Choiseul est un « think and do tank » indépendant basé à Paris. Il se consacre à l’analyse des grands enjeux économiques et à la mise en réseau des jeunes leaders économiques. L’institut publie des études stratégiques et des classements, comme le Choiseul 100, qui met en avant les dirigeants de moins de 40 ans. Il organise également des événements de haut niveau pour favoriser les échanges entre décideurs économiques et politiques.

    Le jury de cet institut, composé de personnalités de grandes entreprises financières ou de conseil comme Amundi, KPMG, AXA, LCL, Trade Républic, Covea etc… vient de distinguer comme lauréat de son classement 2025 des meilleurs jeunes spécialistes français des fusions-acquisitions, notre cousin Jean-Melchior de Roquefeuil et du Bousquet, 35 ans, directeur – Investment banking chez Citi.

    Nous lui adressons nos plus chaleureuses félicitations pour cette belle distinction!

  • 1752-1796- Biographie d’ Innocent-Adrien-Maurice de Roquefeuil, colonel du régiment de Roquefeuil dans l’Armée de Condé.

    Billet de congé d’un soldat de la compagnie du marquis de Roquefeuil au régiment de Noailles-Cavalerie. 27 juillet 1775.
    Le billet mentionne et  porte la signature d’Innocent-Adrien-Maurice de Roquefeuil.

     

    Innocent-Adrien-Maurice marquis de Roquefeuil, né le 12 mai 1752, est mort en 1796 des blessures reçues au combat contre les troupes révolutionnaires françaises en Allemagne près d’Augsbourg.. Il est tué au combat alors qu’il était le colonel, commandant le régiment de son nom dans l’armée de Condé..

    Innocent-Adrien-Maurice est le fils unique d’Aymar-Joseph, vice amiral de France et de Gabrielle de Kergus héritière d’une puissante famille de Bretagne1. Il est également le petit fils de Jacques Aymar de Roquefeuil, lieutenant général des armées navales.

    Il épouse Paule-Suzanne de Lalande de Calan avec qui il passe une partie de sa vie à Paris. Après la mort de son mari, la marquise de Roquefeuil renonce à sa fortune pour suivre Mesdames Adélaïde et Victoire, filles de Louis XV dans leur exil.

    Services dans la Marine Royale

    Garde marine en 1762, Innocent-Adrien-Maurice est nommé enseigne de vaisseau en 1768. En avril 1772 il est lieutenant en second du régiment du Havre4,5,6. En 1772 il quitte la marine royale pour rejoindre l’infanterie.

    Services dans l’Infanterie de l’armée royale

    Nommé capitaine en avril 1773, il rejoint le régiment de Noailles dragons. Chargé d’une compagnie, il sert sous le commandement du colonel Jean de Noailles puis du colonel Philippe-Louis de Noailles.

    En 1780, il assiste le marquis de La Fare en qualité de mestre de camp en second du régiment Royal Piémont.

    En 1788, il est mentionné colonel du régiment provincial d’artillerie de Besançon.

    Le 27 avril 1788 il est promu colonel du régiment du Médoc qu’il dirigera jusqu’à la Révolution, avant d’émigrer.

    Régiment de Roquefeuil (deuxième du nom)

     

     

    Le 17 juin 1795, par décision du prince de Condé, le marquis de Roquefeuil lève un régiment noble dont il prend le commandement en qualité de colonel.

    Après sa mort, le régiment passe au nom de son successeur le colonel comte Charles Félix de Lascaris-Vintimille puis est fusionné avec le régiment de Bardonnenche. 

    Ce cadre est alors composé d’un état major de 29 hommes représenté par le colonel de Roquefeuil, le lieutenant-colonel de Carbonnié et le major de Bouan de Chef du Bos. La couleur distinctive rouge est choisie pour compléter l’uniforme blanc porté par les troupes de Condé.

    Le drapeau du corps d’infanterie est aujourd’hui conservé au château de Chantilly avec ceux des régiments de Damas, Bardonnenche et de Montesson également créés le même jour.

    Bataille d’Ober-Kammlach

    Le 2 août 1796, les troupes royalistes et autrichiennes se retirent vers le Danube et viennent se positionner dans la région de Memmingen ; face à l’avancée du général républicain Moreau, l’armée autrichienne se replie de 12 lieues supplémentaires. Le 12 août, les troupes royalistes, isolées organisent un conseil de guerre. Le chevalier de Villebresme écrit : « il fut décidé qu’au lieu de reculer nous attaquerions les républicains si nous ne pouvions espérer vaincre un ennemi dix fois plus nombreux, nous avions au moins la certitude de faire payer cher notre retraite et de montrer aux Autrichiens comment se battent des Français ». Ordre fut donné d’attaquer les positions républicaines d’Ober-Kammlach.

    Le 13 août, à une heure du matin l’assaut est donné avec ordre de ne pas tirer un seul coup de fusil pour ne pas donner l’alerte. Les premiers postes furent capturés mais rapidement l’alerte fut donnée et les républicains se retirèrent dans un bois. Au moment où les soldats royalistes prenaient le dessus, des renforts républicains vinrent encercler les assaillants. Ordre de retraite fut donné aux soldats royalistes mais certains, dont le marquis de Roquefeuil, refusèrent l’ordre et furent tués ou capturés. Innocent-Adrien-Maurice fut plusieurs fois grièvement blessé et, notamment, par une balle qui lui fracassa la mâchoire. Trouvé gisant sans connaissance sur le champs de bataille, il fut capturé par les républicains.

    Transféré à l’hôpital d’Augsbourg pour y être soigné, il meurt le 28 septembre 1796 en dépit des soins remarquables prodigués par Pierre-François Percy, chirurgien en chef de l’armée du Rhin.

    Bibliographie

    1. Antonio Bartolomeo Bruni, Un inventaire sous la terreur: état des instruments de musique relevé chez les émigrés et condamnés, G. Chamerot, 1890
    2. Biographie universelle, ancienne et moderne, etc, Michaud, 1846
    3. Charles (1781-1857) Auteur du texte Brifaut, Souvenirs d’un académicien sur la Révolution, le premier Empire et la Restauration / Ch. Brifaut ; avec introd. et notes du docteur Cabanes et suivis de la correspondance de l’auteur, 1920-1921
    4. Alexandre Mazas, Histoire de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis depuis son institution en 1693 jusqu’en 1830: Terminée par Théodore Anne, Didot, Dentu, 1860 
    5. Julien Daget, Les troupes de la marine 1774-1816, Paris, Université Paris-IV, 2000, p. 196
    6. Théodore César Muret, Histoire de l’armée de Condé, Au Bureau de la mode, Chez Dentu, 1844
    7. Nicolas (1773-1842) Auteur du texte Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume. T. 3, 1 / par M. de Saint-Allais,… ; avec le concours de MM. de Courcelles, l’abbé de l’Espines, de Saint-Pons,…[et al.], 1872-1878
    8. Vicomte Grouvel, Les corps de troupe de l’émigration française, La Sabretache, p. 291 – 304
    9. Maurice de Villebresme, Souvenirs du chevalier de Villebresme : mousquetaire de la garde du roi, 1772-1816., 1897
    10. Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français, de 1792 a 1815, par une société de militaires et de gens de lettres. Tome premier [-dernier]: 6, 1818
  • 15 Janvier 2023 – Emmanuel de Roquefeuil est le nouveau directeur général adjoint de Bouygues Bâtiment Nord Est

    Emmanuel de Roquefeuil est le nouveau directeur général adjoint de Bouygues Bâtiment Nord Est — Photo : Bouygues Bâtiment Nord Est

     

    Ingénieur diplômé de l’École spéciale des travaux publics du bâtiment et de l’industrie de Cachan, Emmanuel de Roquefeuil rejoint le comité de direction générale de Bouygues Bâtiment Nord Est en tant que directeur général adjoint en charge du Grand Est et de la Bourgogne Franche-Comté.

    Âgé de 43 ans, marié et père de trois enfants, Emmanuel de Roquefeuil est un pur produit du Groupe Bouygues : il a commencé sa carrière il y a 21 ans en tant que conducteur de travaux chez Bouygues Bâtiment Île-de-France. Pour faire la différence face à la concurrence, le nouveau directeur général adjoint entend notamment « répondre aux enjeux de décarbonation du BTP, et prendre en compte toutes les composantes locales du développement durable ».

  • Roquefeuil-Infos n°60 – Juin 2021.

    Cliquer sur la couverture pour feuilleter le document:

    Jean-Melchior général, marquis de Roquefeuil
    Jean-Melchior général, marquis de Roquefeuil
  • 1er Juin 2021 – Emmanuel de Roquefeuil nommé Vice-Président de Thales au Moyen-Orient

     

    Emmanuel de Roquefeuil

    Communiqué de presse.

    Thales a annoncé la nomination d’Emmanuel de Roquefeuil au poste de Vice-Président Moyen-Orient à compter du 1er juin 2021. À ce titre, il sera responsable de la croissance stratégique de Thales au Moyen-Orient dans tous les domaines et en collaboration avec les partenaires pour atteindre leurs ambitieux objectifs nationaux, clairement axés sur les partenariats locaux, l’innovation et la transformation numérique.

    Emmanuel de Roquefeuil succède à Roger Daix qui prend les nouvelles fonctions de Vice-Président de Thales en Europe du Nord et Centrale.

    Pascale Sourisse le Directeur Général Adjoint, chargé du Développement International chez Thales déclare: « Sous la direction d’Emmanuel de Roquefeuil, Thales continuera à travailler avec nos partenaires dans toute la région pour construire des industries résilientes, investir dans l’innovation locale et favoriser les talents locaux, afin d’intégrer davantage Thales en tant que contributeur de premier plan à l’écosystème du Moyen-Orient. »

    Avant cette nomination, Emmanuel était Vice Président et Country Director de Thales Inde. Auparavant, toujours chez Thales, il était vice-président des ventes et du marketing pour l’optronique et l’électronique de missiles. Plus tôt dans sa carrière, il a occupé des postes clés dans les directions commerciales et marketing de l’entreprise en France et à l’étranger.

    Emmanuel de Roquefeuil est ingénieur diplômé de SUPAERO Toulouse, titulaire d’un MBA de l’INSEAD de Fontainebleau et d’un Master 2 de Droit Public et Stratégie Industrielle de Défense du CHEAR SORBONNE, Paris.

     

    À propos de Thales

    Thales est un leader mondial des technologies avancées, investissant dans les innovations numériques et «deep tech» – connectivité, big data, intelligence artificielle, cybersécurité et informatique quantique – pour construire un avenir confiant, crucial pour le développement de nos sociétés. Le Groupe propose à ses clients – entreprises, organisations et gouvernements – dans les domaines de la défense, de l’aéronautique, de l’espace, des transports, de l’identité numérique et de la sécurité des solutions, des services et des produits qui les aident à remplir leur rôle essentiel, la considération de l’individu étant le moteur de toutes les décisions.

    Thales compte 81 000 collaborateurs dans 68 pays. En 2020, le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 17 milliards d’euros.

  • 10 juin 2020 – L’hebdomadaire « Point de Vue » consacre un article à la « vie croquée » d’Arnaud de Roquefeuil

     

     

    Pour accéder au fichier .pdf de l’article, cliquer sur le lien: [pdf-embedder url= »https://siteroquefeuil9647.live-website.com/wp-content/uploads/2020/08/Point-de-vue-n°3747-10-16-juin-2020-article-Arnaud-de-Roquefeuil.pdf » title= »Point de vue n°3747-10-16 juin 2020- article Arnaud de Roquefeuil »]

  • 31 janvier 2020 – Hubert de Roquefeuil est nommé PDG de Plimico foods corporation.

     
     
    Hubert de Roquefeuil, PDG de Plimico Foods Corporation. © DR
    Hubert de Roquefeuil, PDG de Plimico Foods Corporation.

    Notre cousin Hubert de Roquefeuil, ex-PDG de Neovia, vient de prendre la tête de Plimico Foods Corporation, filiale agroalimentaire du fonds d’investissement Aboitiz Equity Ventures.

    Il s’agit de l’une des plus grandes minoteries des Philippines, exportant notamment vers le Vietnam, la Thaïlande, la Malaisie, le Myanmar et Hong Kong. Chacun se rappelle qu’Hubert est diplômé d’Unilasalle, qu’il a exercé pendant quatorze ans au sein d’Ecolab avant de présider l’activité « agrofourniture » du groupe Roullier pendant quatre ans. Il a ensuite dirigé Neovia pendant plus de huit ans tout en étant responsable des activités internationales du groupe Invivo.

  • Histoire Généalogique des Roquefeuil par Fulcran de Roquefeuil – Récapitulatif des ajouts et corrections à apporter à la première édition.

    Toute première édition d’un ouvrage aussi important que l’Histoire généalogique des Roquefeuil qui compte 548 pages  comporte des coquilles qui ont pu échapper à la vigilance des relecteurs.

    Vous trouverez ci-dessous les corrections et ajouts à effectuer dans chacun de vos exemplaires.

    Attention: L’index reprend la page des têtes de paragraphe.

    • page 30: Troisième ligne Dourbies et non Dourbie.
    • page 65: note 186 : Il se peut aussi que la femme (et non la fille) d’Odillon Guérin ait été Raybaude Pelet d’Alès et non pas Raimbaude d’Anduze.
    • page 96: Dernière ligne Dourbies et non Dourbie.
    • page 97: Ligne 9 Dourbies et non Dourbie.
    • page 125: § IV HUGUES … Remplacer d’Alaïs (alias Taleza) de Gensac, par d’Alaïs (alias Taleza) de Bergerac de Gensac.
    • page 133: La branche de La Salle Padiès est issue de celle de Padiès.
    • page 142: Avant-dernière ligne Remplacer quoiqu’il en soit par quoi qu’il en soit.
    • page 156: § VII ANTOINE-ALEXANDRE … Dourbies et non Dourbie.
    • page 171: MAINTENUES : 4 juillet 1633 Alphonse de ROQUEFEUIL de LA SALLE, par la COUR DES AIDES DE BORDEAUX.
    • page 183: § VI Noble MELCHIOR … Bourguine de Roquefeuil, veuve de noble Jean de Grégoire ( » feu monsieur de Lambrandès « ), à Mende (48) le 22 7 1677 [1 MIEC 095 / 4, vue 54 / 132]. Le contrat de mariage de Jean de Grégoire le 12/08/1619 avec Bourguine de Roquefeuil est passé chez me Brunel de Langogne (48) : ce notaire n’est pas aux AD48.
    • page 194: § XVI JEAN-MELCHIOR … Jean Melchior fut chevalier de la légion d’honneur à 30 ans et non à 27 ans.
    • page 194: Emilia Rampon n’a pas racheté vers 1886 le Bousquet, c’est son père Jean Eugène Rampon qui l’avait fait le 12 octobre 1874.
    • page 194: note 963, les Martinaud habitaient villa Chantilly à Montauban.
    • page 195: § XVI JEAN-MELCHIOR … Bénédicte est née à Parthenay et non à Meknès au Maroc.
    • page 195: § XVII DOMINIQUE… Jean-Melchior (II) est né le 9 décembre 1989 et non 1990. Ajouter : d’où : – 1 Joseph, né le 15 août 2019 à Paris 15e
    • page 195: § XVII DOMINIQUE… Adélaïde, Jean-Melchior, Diane et Henry sont nés à Paris XIV et non XV.
    • page 196: C’est 5 Raymond qui acheta le Bousquet en 1891, le paragraphe concenant le Bousquet doit être décalé vers la droite.
    • page 196: C’est Henri de Lanzac de Montlogis (1866-1930) qui fut propriétaire du Bousquet et non son frère Charles.
    • page 204: § – XVII. HUGUES… 3 Gaétan (Pierre,Marie), né le 6 mars 2020 au Chesnay (Yvelines),et Baptisé le 15 mars suivant à Saint-Cyr-L’École (Yvelines).
    • page 205: lire Boizard et non Boisard
    • page 207: § – XVII. ARNAUD … erreur avec la génération XVII……c’est la génération XVI.
    • page 208: § XVI HENRI … Guillaume alias Guillermo est né à Managua au Nicaragua et non au Honduras.
    • page 208: § – VI. LOUIS … erreur avec la génération VI……c’est la génération XVI.
    • page 208: § – VI. LOUIS … Lucas est né à Clermont-Ferrand, avec un « o ».
    • page 209: § XVII CHRISTOPHE … Christophe et Catherine se sont marié paroisse Saint-Séverin et non Saint-Sernin à Paris.
    • page 215: § XVIII YVES … Yves de Roquefeuil décéda le 6 août 2016 à Paris 10e.
    • page 220: § XVI Jean … Jean de Roquefeuil est chevalier de la Légion d’honneur.
    • page 220: § XVI DOMINIQUE … Dominique décéda le 22 juillet 2019 à Ploubazlanec (Côtes-d’Armor). La cérémonie religieuse a été célébrée le 25 juillet suivant en l’église de Bouère (Mayenne).
    • page 220: § XVI DOMINIQUE … Éric de Roquefeuil Montpeyroux, épousa Marie-Geneviève Gallard, fille d’Émile et de Geneviève Brebion , le 14 août 2019, en l’église Notre-Dame de Bonne Nouvelle de Paimpol (Côtes-d’Armor).
    • page 224: § XVI BERENGER … Sybille et non Sibylle, c’est mariée le 16 mars 1991 et non le 12.
    • page 224: § XVI BÉRENGER … Bérenger ne décéda pas à Nîmes où il fut inhumé mais à Valence (Drôme).
    • page 225: § XVI BERNARD … Hubert Motais de Nabonne décéda le 23 juillet 2019 à Morlaix (Finistère).
    • page 231: Première ligne 6 Béatrix dite Béatrice de Roquefeuil Montpeyroux femme de Pierre de Cugnac, décéda le 29 mars 2019, la cérémonie religieuse eut lieu le 4 avril 2019 en l’église Saint-François-Xavier à Paris 7e.
    • page 231: § XVI JEAN … Jacques Marbehant (et non Marbéhan) décéda le 30 juin 2019.
    • page 231: § XVII GONZAGUE … 2 Nathanaël épousa Clara Goupy, fille de Nicolas et de Christine (née Rogier) 24 août 2019 en l’église Saint-Martin de Gouzon (Creuse).
    • page 233: § XVII CHRISTIAN … lire « Laborde Barbanègre » et « Saugnac-et-Cambran » d’où : 1 Éléonore, née le 10 décembre 2019 à Bordeaux (Gironde).
    • page 234: § XVI BERTRAND … Il décéda décéda le 7 avril 2019, la cérémonie religieuse eut lieu le 12 avril suivant en l’église Saint-Louis-des-Chartrons, Bordeaux Gironde.
    • page 235: § XVII YANN … 2 Clémence de Roquefeuil Montpeyroux épousa Tanneguy de Vautibault, fils de Benoît et de Béatrice (née Roche) le 27 juillet 2019, en l’église Saint-Jean de la Chaîne à Châteaudun (Eure-et-Loir).
    • page 238: § XVI. TRISTAN … 2 (Gracianne….. mariée le 22 avril 1978 à Villers-en-Arthies (et non pas Villiers).
    • page 239: § – XVII. YANN … 1 – Till ( au lieu de Thil ) né le 23 mars 1996 240 § XV Max … Gilles di Pace décéda le 13 août 2013, cérémonie religieuse a été célébrée le 16 août 2019, en l’église Saint-Pierre-ès-Liens de Préchac (Gironde).
    • page 242: § XVII Loïc … 2 (Gilonne) Léonore épousa Victor Gaeremynck, fils de Jean et de Marie Élisabeth (née Gagneux) , le 20 juillet 2019 en l’église Saint-Pierre de La Sauve Majeure (Gironde).
    • page 242: § XVII LOÏC … 3 Émilion épousa Daphné de Lencquesaing, fille d’Emmanuel et de Valérie (née Le Proux de La Rivière), le 7 septembre 2019 en l’église Saint-Pierre de La Sauve Majeure (Gironde).
    • page 242: § XVII LOÏC … 4 Elvire (Aymardine) épousa Paul-Henry Barth, fils d’Antoine et de Béatrice (née Nérot), le 1er juin 2019 en l’église Saint-Pierre de La Sauve Majeure (Gironde).
    • page 277: § XV VICTOR … 2 Marie Amélie, décéda le 5 décembre 2019 278 § XVII HUGUES … Claire épousa Étienne Vulin, fils de Dominique et de Chantal (née Olivier), le 24.
    • page 282: § XIII TOUSSAINT de Roquefeuil avec un « f ». 0.
    • page 290: § XVI JEAN-FRANÇOIS … Il décéda le 16 février 2019 à Saint-Jean-de-Verges (Ariège), la cérémonie religieuse eut lieu le 20 février à Escosse (Ariège).
    • page 297: 2 Alphonse épousa Marguerite de Madailhan (sans Lesparre) fille de Marc et d’Isabeau de Parreau, par contrat du 15 octobre 1629 au château de Couyssels, à Roquedor (Tarn-et-Garonne):. Le mariage devait avoir lieu à l’église Catholique (Maurice Campagne, Histoire de la maison de Madaillan, 1076 à 1900).
    • page 297: 2 Alphonse et sa femme Marguerite de Madailhan furent maintenus nobles par sentence d’élus, confirmée par la cour des aides de Bordeaux le 4 juillet 1633 (AD 33, 2 B 90).
    • page 297: 3 Alphonse (fils de 2 Alphonse) fut marié à Marguerite de Geneste. Ils moururent en 1679 à Cogulot (Dordogne) respectivement les 31 mars et 27 août. Il figure dans un état des instances de la recherche de la noblesse de la cour des aides de Paris entre 1662 et 1664 (AN Z1a 407).
    • page 298: 10 Marc-Antoine reçut du roi le don d’une source d’eau minérale à Cransac (Aveyron) en octobre 1661 (AN O1/11).
    • page 314: § XIV JACQUES (JOSEPH) GERMAIN baptisé Antoine Germain !
    • page 333: § XIV (ALPHONSE) JULIEN (ERNEST) 2 (Jean,Abel) Alphonse décéda à Toulouse (Haute-Garonne) le 6 septembre 1989.
    • page 334: § XIV HENRI … 2 Yvette, elle décéda à Rullac-Saint-Cirq (Aveyron) le 21 septembre 1906.
    • page 334: § XIII (JEAN, BATISTE) FÉLIX 6 (Florine) Germaine elle décéda le 22 juin 1982 à Sète (Hérault).
    • page 335: § XV HENRI … 2 Yoland … il décéda à Centrès (Aveyron) le 4 avril 2014.
    • page 347: § XV LOUIS … 3 Camille Le Bourdon décéda le 27 décembre 2018 au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), la cérémonie religieuse fut célébrée en l’église Saint-Martin.
    • page 348: XVI OLIVIER … Isabelle Renée-Bazin est décédée le 7 août 2014 et non 1944.
    • page 354: § XV ARNAUD … Arnaud et François son frère furent arrêtés par les Allemands à Boucéel le 9 juillet 1944. Le bombardement d’un pont stoppa le train qui les envoyait en déportation. Ils furent ainsi sauvés de celle-ci. Arnaud à partir de l’âge de 6 ans réalisa une bande dessinée de toute sa vie. Un film en fut tiré pour FR3 Normandie, et devait passer à la demande du président Macron sur la chaîne nationale en novembre 2019.
    • page 355: § XVI PIERRE … 1 Bruno est né le 10 Juillet 1982, et non 1981.
    • page 355: § XVI RÉGIS 1 Ian à un fils Nils né vers 2000.
    • page 358: § XVI ALAIN… Christian Le Cordier de Bigars de La Londe et non Christophe de La Londe.
    • page 365: 6 Odette Branko Prpic décéda le 10 mars 2019.
    • page 389: § XVI HUBERT … il décéda le 21 août 1988, à Valence ( Drôme).
    • page 389: § XV MAXIME … 1 Raymonde (Blanche, Émilienne) née le 26 avril 1913, à Paris 19, Elle décéda le 02 avril 2005, à Bielefeld en Allemagne (Allemagne), mariée le 1er février 1936 à Georges Bérard à Conflans-Sainte-Honorine 2 Jacqueline Marcelle, née le 22 octobre 1916, à Paris 14e, elle épousa le 12 août 1930 Émile Édouard à Conflans-Sainte-Honorine, elle décéda le 02 novembre 2012, à Louveciennes (Yvelines).
    • page 441: avant § XIII Noble JEAN … Claude de Roquefeuil semble bien avoir eu de Marie Cifre, une fille Jeanne, mariée à Pol Roquefeuil en 1616 (cf. 486).
    • page 447: § XIV PIERRE … 2 Louis, décédé le 21 janvier et non le 21 octobre, selon Hubert de Vergnette. Il pourrait s’agir en réalité de Louis, novice à l’abbaye Saint-Sauveur de Lodève, décédé paroisse Saint-Fulcran à Lodève le 2 janvier 1706 (vue 327/485).
    • page 477: Ajouter à la fin Non rattaché Sebastián de Rocafull 1618-1656, mort à Bruxelles, mathématicien cité par Pascal, ingénieur militaire (Source Wikipédia).
    • page 480: Ligne 11 Remplacer quoiqu’il en soit par quoi qu’il en soit.
    • page 486: § II POL… La lecture difficile du contrat de mariage semble bien indiquer que Jeanne de Roquefeuil est la fille naturelle de Claude, et de Marie Cifre, plutôt que Cistre.
    • page 493: § XI PATRICE … 2 Brice Roquefeuil était ambassadeur de France à Panama début 2019.

     

  • 1833-1893 – Biographie de Louis Félix comte de Roquefeuil Cahuzac, conseiller référendaire à la Cour des comptes.

                  Félix de Roquefeuil (1833-1893, Conseiller référendaire à la Cour des Comptes.

    Carrière

    Licencié en droit.
    Commis au ministère des Finances en 1853, surnuméraire au Secrétariat Général le 13 mars 1854, commis ordinaire de 2ème classe à la Dette Inscrite le 1er juillet 1855.
    Reçu dixième au concours de la Cour des Comptes du 25 juin 1859,

    • auditeur de 2ème classe le 14 décembre 1859,
    • auditeur-rapporteur le 1er août 1864,
    • auditeur de 1ère classe le 26 mars 1865. Membre de la commission de vérification des frais de service et de négociation du Trésor public pour 1864.
    • Conseiller référendaire de 2ème classe le 19 juillet 1873, décédé en fonctions.
    Félix de Roquefeuil âgé. Ami proche d’Albert de Mun il l’aida, par sa puissance de travail et la clarté de son écriture, à théoriser l’ensemble des idées nouvelles aujourd’hui connu sous le nom de « catholicisme social ».

    Extrait de son éloge par le Procureur général Renaud: « (…) Il laisse parmi nous le souvenir d’un magistrat laborieux (NDLR: on dirait aujourd’hui « travailleur ») et éclairé, scrupuleusement appliqué à la tâche de chaque jour. Ses allures parfois un peu vives ne trompaient aucun de ceux qui le connaissaient de longue date, et sous cette rudesse un peu voulue, on trouvait sans peine le caractère le plus droit et le plus loyal. (…) Malgré les progrès d’un mal visible pour tous, M. de Roquefeuil s’est efforcé de remplir son devoir jusqu’au bout ; et lorsque ses forces ne lui ont plus permis de venir à la Cour, c’était encore le souci de ses travaux professionnels qui hantait ses veilles. (…) »

    Félix de Roquefeuil-Cahuzac et la doctrine du catholicisme social.

    Ami d’Albert de Mun, avec qui il échangea plus de 400 lettres, et de René de La Tour du Pin, il fut un des dirigeants de l’œuvre des Cercles catholiques d’ouvriers et eut une influence notable dans la conception de la doctrine sociale de l’Église catholique exprimée par l’encyclique Rerum novarum.

    En 1871, Albert de Mun, François René de La Tour du Pin et Félix de Roquefeuil se rencontrent . Dans un contexte où les catholiques sont dans l’ignorance de la Doctrine sociale de l’Église et les effets néfastes du Libéralisme se développent, ils décident de fonder l’œuvre des « Cercles catholiques d’ouvriers ».

    « L’œuvre a pour but la rechristianisation de la France sous l’impulsion des classes dirigeantes et la mise en application des préceptes de l’Église concernant ses rapports avec la Société civile ».

    L’œuvre est présidée par Villermont, Albert de Mun en est le secrétaire général et Félix de Roquefeuil, en tant que responsable de la « doctrine » met sa puissance de travail, sa fermeté doctrinale au service de l’élaboration d’un programme social. L’œuvre établit son premier groupe à Belleville en 1872, puis fonde d’autres cercles à Paris, Lyon et en province. À Paris, dans la Paroisse de Sainte Clotilde, Monseigneur Gaspard Mermillod contribue au lancement du mouvement.

    Élu député en 1876, Albert de Mun soutient au parlement une politique favorable à la classe ouvrière, demandant la réglementation du travail de la femme, de l’enfant, le repos dominical. En 1878, l’œuvre compte 45 000 adhérents et 400 cercles. En 1878, un Conseil des études est confié à Félix de Roquefeuil pour assister l’Œuvre de ses avis en énonçant des principes propres à « contrer le libéralisme économique qui enfonce l’ouvrier dans la servitude ». Les problèmes sont analysés et approfondis par des commissions particulières : Régime de la Liberté du Travail, de la propriété, des échanges, des grèves et coalitions, des associations professionnelles d’arts et métiers, des devoirs du pouvoir envers le travail ; Dans cette mouvance, Léon Harmel crée des congrès ouvriers : Des réunions publiques sont organisées à l’attention des ouvriers qui débouchent sur la création de nouveaux cercles.

    L’œuvre prend de l’importance jusqu’en 1883 : députés et sénateurs la rejoignent et travaillent à la rédaction de projets législatifs. Beaucoup d’officiers, séduits par la cause, soutiennent et organisent des conférences jusqu’en 1884, date à laquelle le gouvernement anti-clérical les en empêche.

    Félix de Roquefeuil expose les idées et la doctrine des cercles ouvriers d’abord dans les journaux catholiques, puis fonde la Revue de l’Association catholique qui tirera jusqu’à 5 000 exemplaires. En 1889, Félix de Roquefeuil, malade, doit abandonner la présidence du Conseil des études. Après son retrait, l’association catholique militante stagne puis décline.

    Parenté:

    Félix de Roquefeuil-Cahuzac était né le 31 mai 1833 à Dreux (Eure-et-Loir), décédé le 30 mars 1893 à Versailles (Yvelines). Domiciles : 1, rue du Regard (6ème), 23, rue de Sèvres (7ème),

    Fils d’Edouard Jules, comte de Roquefeuil-Cahuzac (Chambry, Aisne, 14 fructidor an IX, 1/9/1801-17/8/1839 Laon, Aisne), garde général des forêts de l’Etat à Beauvais, et de Mélanie Alexandrine Yvonne Duhamel de Brazais (Paris 12/11/1810-23/3/1892 Versailles), mariés le 20 juin 1832 à Dreux (Eure-et-Loir).

                                   Félix de Roquefeuil jeune

    Petit-fils d’Augustin Joseph de Roquefeuil-Cahuzac (Salles, Tarn, 6/2/1749-25/10/1824 Vervins, Meuse) et de Gabrielle Louise de Flavigny (Soissons, Aisne, 1766-5/5/1831 Paris 11ème ancien), mariés le 5 mai 1789. Petit-fils de Jean Alexandre Ferdinand du Hamel, marquis de Brazais (Lignerolles, Eure? -27/3/1818 Paris 2ème ancien), mousquetaire gris, colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, et d’Yvonne Eustache Gaudence Melliny (1755? -11/3/1833?), de Dreux, mariés le 19 février 1808 à Paris.

    Arrière-petit-fils de Jacques de Roquefeuil, marquis de Cahuzac (Cahuzac, Tarn, 20/1/1718-16/9/1786 Cahuzac), page de la Petite Ecurie en 1735, et de Marie Madeleine de Boisset de Glassac (10/11/1719-16/9/1789?), mariés le 27 janvier 1740. Arrière-petit-fils de Christophe André Théodore François de Flavigny, seigneur de Chambry (Laon 10/12/1739-28/4/1814 Laon), propriétaire, et d’Anne Félicité Pelletier de Saint-Germier (? -ap. 1814?), mariés le 29 mars 1763. Arrière-petit-fils de Jean du Hamel, baron de Brazais (18/3/1698-29/1/1750), lieutenant-colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, et d’Anne Andrée Dyel d’Enneval (12/11/1712- ?), mariés en 1738.

    Frère d’Aymar Yves (Bouzonville, Moselle, 8/1/1836-7/11/1895 Avoise-sur-Sarthe, Sarthe), vicomte de Roquefeuil, colonel de chasseurs, officier de la Légion d’honneur en 1891, marié en 1873 à Jeanne Bastard de l’Estang, et de Louise Gabrielle (Stenay, Meuse, 1838-1898 Paris), marié le 27 novembre 1858 à Paris à Maximilien Jules Marie Récamier (Paris 20/9/1835-1924), général de brigade, gouverneur de Paris, commandeur de la Légion d’honneur en 1896, d’où postérité.

    Petit-neveu d’Alexandre André de Flavigny (1768-1816), capitaine d’artillerie, préfet de la Haute-Saône, baron d’Empire, chevalier de Saint-Louis, chevalier de la Légion d’honneur en janvier 1815.

    Épouse le 3 février 1864 à la Chapelle-Caro (Morbihan) Jeanne Charlotte Marie Edmée du Breil de Pontbriand de la Caunelaye (Le Mans, Sarthe, 16/1/1838-10/2/1923 Menton, Alpes-Maritimes, acte transcrit le 18 avril à Versailles), fille d’Auguste Marie Louis, vicomte du Breil de Pontbriand de la Caunelaye (Nantes, Loire-Atlantique, 3/6/1808-5/2/1896 La Chapelle-Caro), propriétaire, et d’Anne Charlotte Edmée Gilbert de Solérac (Le Mans, Sarthe, 21/5/1818-17/4/1896 La Chapelle-Caro), mariés le 23 janvier 1837 à Sainte-Croix (Sarthe).

    Petite-fille de Jérôme Marie Mériadec du Breil de la Caunelaye de Pontbriand (Dinan, Côtes-d’Armor, 7/6/1779-12/11/1835 La Chapelle-Caro, Morbihan), chef de bataillon des armées royales en 1815, chevalier de la Légion d’honneur en 1815, et de Jeanne Louise Renée Picault de Quéhéon (Ploërmel, Morbihan, 26/1/1768-4/6/1839 Rennes, Ille-et-Vilaine), mariés le 29 août 1807 à Rennes (veuve de Louis François du Poulpiquet du Halgouet). Petite-fille de Toussaint Gabriel Gilbert de Solérac (Signy-le-Grand (Signy-l’Abbaye), Ardennes, 1749-30/7/1824 Le Mans, section du sud), lieutenant-colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, vendéen émigré en 1793, et de Charlotte Dominique Aimée de Pioger de Kermozun (Charleville, Ardennes, 20/4/1787-24/12/1840?), mariés le 18 septembre 1802, famille bénéficiaire en 1825 d’indemnités aux émigrés dépossédés.

    Arrière-petite-fille de Victor Marie Joseph du Breil de la Caunelaye de Pontbriand (16/4/1724-19/10/1784 Dinan), et d’Agathe du Plessis Mauron de Grenédan (1746-1794?), mariés le 9 mai 1769 à Rennes. Arrière-petite-fille d’Alexandre Auguste, vicomte de Pioger de Kermozun (20/11/1730-30 thermidor an XI-18/8/1803 Colombiers, Orne), capitaine-commandant de chevau-légers, émigré, et d’Aimée Marie Louise Doulcet de Toulmon (? -ap. 1803 ?), mariés avant 1775, famille bénéficaire en 1825 d’indemnités aux émigrés dépossédés. Arrière-petite-fille de Jacques Thomas Picault, seigneur de Quéhéon (Taupont, Morbihan, 24/11/1727-3/4/1785) et de Renée Mathurine Henry du Quengo (Saint-Samson, Morbihan, 4/8/1737-1788), mariés avant 1755. Arrière-petite-fille de Pierre Nicolas Gilbert de Solérac (? -1811?), lieutenant colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, aide de camp du maréchal de Soubise, maître d’hôtel de Monsieur, frère du roi Louis XVI, commandant du palais du Luxembourg, emprisonné en 1792, ancien officier des armées de Vendée.

    Descendance:

    Félix de Roquefeuil-Cahuzac eu six fils et deux filles décédées enfants, dont :

    1) Robert Marie Charles Aymar, comte de Roquefeuil (Versailles 29/10/1864-15/7/1940 Vergoncey, Manche), propriétaire exploitant, chevalier de Malte, marié le 5 juillet 1895 à Comblessac (Ille-et-Vilaine) à Jeanne Adèle Icery (Nantes 28/3/1874-9/9/1967 Vergoncey), dont postérité.

    2) Alain Pierre Marie Auguste (Versailles 25/10/1865-16/3/1917 Paris 7ème) officier de dragons, marié le 8 février 1899 à Paris (6ème) à Gabrielle Pauline Henriette Goodwin (Paris 14/4/1868-21/5/1952 Angers, Maine-et-Loire), veuve de Maurice Lehoreau (? -1896 Nantes), dont un fils,

    3) Maximilien Henri Marcel (Versailles 11/2/1869-10/11/1928 Villers-lès-Nancy, Meurthe-et-Moselle), capitaine de vaisseau, attaché naval en Grèce, officier de la Légion d’honneur en 1916, marié le 28 janvier 1905 à Nancy à Catherine Charlotte Claire Marie Marcel Collenot (Toul, Meurthe-et-Moselle, 25/9/1875-6/2/1911 Toulon, Var), dont deux filles,

    4) Louis Marie Casimir Félix (Versailles 9/6/1871-19/6/1916 Paris?), religieux ;

    5) Yves Marie Joseph (Versailles 13/8/1872-1923?), industriel, marié le 21 avril 1907 à Hanoï (Vietnam) à Marie Emilie Mensingh (Saint-Trond, Limbourg, Belgique, 15/12/1877- ?), divorcés en 1912;

    6) Jean Gabriel Marie Gustave (Versailles 28/9/1874-28/2/1955 Vergoncey), religieux.

     

  • 12 mars 2018 – Les Echos titrent: « Hubert de Roquefeuil, un homme du monde chez NEOVIA ».

    Le très respecté journal économique « Les Echos » a publié le lundi 12 mars 2018 dans sa rubrique « Carnet » un article d’un quart de page sur notre cousin Hubert de Roquefeuil, président du groupe d’alimentation animale NEOVIA (8300 salariés).

  • 1718 – 1780 – René-Aymar de Roquefeuil, vicomte de Montpeyroux, chef d’escadre des armées navales.

     

    René-Aymar de Roquefeuil et du Bousquet, vicomte de Montpeyroux,

    chef d’escadre des armées navales (1718-1780).

     

    Son père, Jacques Aymar de Roquefeuil et du Bousquet (1665-1744), s’illustre dans les combats navals des Orcades, Lauwick, Bressey Sound, et à la bataille du cap Béveziers. Tout au long de sa carrière, il coula au combat plus de vingt vaisseaux et prit quatorze vaisseaux de ligne à l’ennemi hollandais ou anglais dont trois à l’abordage (notamment : le HMS Hampton Court, vaisseau de ligne anglais de 70 canons, pris le 2 mai 1707). Il parvient au grade de Lieutenant général des armées navales en 1741 et fait office de Vice-amiral en l’absence d’un titulaire. En 1744, il commande dans la Manche, une escadre de dix-neuf vaisseaux, partis de Brest, en vue de favoriser la descente du prince Charles en Angleterre, lorsqu’il meurt à bord de son vaisseau Le Superbe, le 8 mars, à l’âge de 79 ans, sans qu’il puisse voir se réaliser la promesse qui lui avait été faite du bâton de Maréchal de France après la campagne. Sa mère est Jeanne Louise du Main d’Augerets.

    Son frère aîné, Aymar Joseph de Roquefeuil et du Bousquet (1714-1782), s’illustrera également dans la Marine du Roi. Il fut vice-amiral de la flotte du Levant.

    Carrière dans la Marine royale

    René-Aymar de Roquefeuil entre jeune dans la Marine du Roi. Il intègre une compagnie de Garde de la marine en 1733 au département de Brest, au début de la guerre de Succession de Pologne. Il est nommé enseigne de vaisseau en 1738.

    En 1739, il est présent à bord de L’Atlas lors de son naufrage. Puis, il sert sur le vaisseau Le Fougueux et participe au second combat livré par le marquis de L’Estenduère au large du cap Finisterre en octobre 1747. Le vaisseau sur lequel il se trouve est pris par les Britanniques et il est fait prisonnier à l’issue de ce combat.

    En 1752, il est nommé chevalier de Saint-Louis et l’un des premiers membres ordinaires de l’Académie de marine qui venait de se créer. L’année suivante, en 1753, il participe à ses travaux en rédigeant une trentaine de mots du dictionnaire de la marine. De 1754 à 1764, il est le gouverneur du prince de Lamballe à Versailles, ayant été nommé capitaine de vaisseau en 1757. Il commande Le Saint Michel en 1761.

    En 1764, il reçoit le commandement de la compagnie des gardes du pavillon amiral à Brest qui avait pour but de regrouper l’élite des gardes de la marine. Il en conserve le commandement jusqu’à sa mort. En 1765, il est promu brigadier des armées navales.

    Lors de la création de l’Académie royale de marine en 1769, il en devient membre ordinaire puis, en 1773, membre honoraire.

    En 1769, il transporte des troupes aux colonies à la tête des vaisseaux Le Solitaire, L’Hippopotame et La Blanche. En 1771, il commande par intérim de son frère Aymar Joseph la Marine et le port de Brest du 3 avril au 23 août et est fait chef d’escadre des armées navales le 15 août.

    En 1773, il obtient le commandement de la division vice-amirale à Brest et est nommé chevalier d’honneur et écuyer de S.A.S la princesse Bathilde d’Orléans, duchesse de Bourbon. René-Aymar de Roquefeuil meurt à Brest en 1780 à l’âge de soixante deux ans.

    Mariage et descendance

    De son mariage avec Marie-Françoise de Remy de Bauve, il a cinq enfants :

    1. Marie-Josèphe qui épousa le comte de Gestas ;
    2. Alexandre-Amable de Roquefeuil, dit « le chevalier de Roquefeuil », jeune lieutenant de vaisseau de la Marine Royale (né en 1757) qui connut une courte notoriété à deux titres. Il fut, à 23 ans, le commandant de l’aviso L’Expédition, bâtiment d’escorte de la frégate La Surveillante commandée par M. du Couëdic de Kergoaler lors du combat livré le 6 octobre 1779 contre le HMS Quebec. Le combat des vaisseaux et de leurs escortes, de puissance équivalente, fut d’une exceptionnelle violence et du Couédic, malgré son habileté et son courage eût grand-peine à prendre le dessus. À l’issue du combat, après que Roquefeuil eût sévèrement endommagé le HMS Rambler, conserve du Quebec, les deux commandants d’avisos conviennent de cesser le combat et de porter assistance à La Surveillante, désemparée, et aux survivants du HMS Quebec qui venait d’exploser et de sombrer. Après la victoire de M. du Couédic, le chevalier de Roquefeuil, ayant à son bord tous les prisonniers britanniques rescapés du Quebec et du Rambler, remorqua la frégate La Surveillante, très endommagée, jusqu’au port de Dunkerque. Convié à Versailles pour rendre compte du combat (M.du Couédic étant mourant), il y retrouve la princesse Bathilde d’Orléans, duchesse de Bourbon dont son père était chevalier d’honneur et écuyer et devient son amant. De ces amours naquit une fille, Adélaïde-Victoire, que la princesse gardera longtemps et discrètement auprès d’elle au palais de l’Elysée. Cette fille illégitime est une des ancêtres de l’aviateur Georges Guynemer et de plusieurs familles qui ont subsisté (ex: famille Doynel de La Sausserie). Le Chevalier Alexandre-Amable de Roquefeuil mourut quelques années après cette première rencontre avec la princesse, noyé en rade de Dunkerque le 22 août 1785 (il avait 28 ans).
    3. Marie-Renée, chanoinesse, qui passe au Portugal lors de la Révolution, accompagne au Brésil la famille royale du Portugal et meurt à Rio de Janeiro ;
    4. Jacques-Aymar, lieutenant de vaisseau, qui sert sous l’amiral comte de Grasse lors de la campagne d’Amérique;
    5. Jeanne-Louise, sœur jumelle de Jacques-Aymar qui épouse le comte d’Aché, enseigne de vaisseau, exécuté en Normandie pendant la Révolution.

     

  • 1906-1996 – Biographie d’Arnaud de Roquefeuil-Cahuzac.

     Arnaud de Roquefeuil (Boucéel)

     

    Arnaud de Roquefeuil, né à Vergoncey le 22 mars 1906, mort dans la même commune le 3 septembre 1996 est une personnalité politique de la Manche, agriculteur de profession.

    Fils de Robert de Roquefeuil (1864-1940), fondateur de l’Association catholique de la jeunesse française, Arnaud de Roquefeuil se passionne pour la plaisance, fabriquant ses propres bateaux.

    Mobilisé en septembre 1939, il rejoint le 207e régiment d’artillerie de Dinan comme sous-officier et est affecté au secteur de Marville (Meuse) puis de Thionville (Moselle). Lorsque l’armée allemande lance sa grande offensive le 10 mai 1940, il se trouve avec sa batterie sur le secteur fortifié de la Crusnes. Les soldats du train sanitaire dans lequel se trouve Roquefeuil se rendent le 17 juin dans la gare de Vitrey-Vernois (Haute-Saône) et il est détenu à l’hôpital thermal militaire de Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne). Il est libéré le 16 septembre suivant pour raison de santé et revient vivre au château de Boucéel, à Vergoncey.

    Catholique pratiquant comme son père, gaulliste, il s’engage dans la Résistance au sein du groupe de Saint-James du réseau Libé-Nord. Il réalise des faux-papiers et renseigne des parachutistes britanniques. Le 9 juillet1944, ses propriétés de Boucéel et de l’Orneylie à Saint-Senier-de-Beuvron sont perquisitionnées sur dénonciation par la Gestapo, et il est arrêté avec son frère aîné François. Ils sont retenus deux semaines dans le château de Saint-Jean-du-Corail puis transférés à Alençon (Orne) fin juillet et au frontstalag 122 de Compiègne-Royallieu. Après trois jours en gare de Compiègne, le train qui doit les déporter vers Buchenwald est arrêté à Peronne par les sabotages de voies. Les deux frères retrouvent la liberté le 1er septembre lors de la libération de la ville par les Américains. Il reçoit la Croix de guerre 1939-1940. En 1953, la carte de combattant volontaire de la Résistance lui est pourtant refusé faute d’avoir appartenu selon lui à aucun réseau ni fourni l’attestation de trois résistants homologués.

    De retour en Normandie, il devient président des bouilleurs de cru de la Manche en 1945, est élu conseiller municipal de Saint-Senier-de-Beuvron en mai, et conseiller général du canton de Saint-James en septembre. Il reste en poste jusqu’en 1961 puis se consacre à l’exploitation de ses propriétés, en siégeant au conseil municipal de Saint-Senier jusqu’en 1983.

    De 1923 à 1955, il tient une « chronique illustrée » de 287 pages dans laquelle il conserve des évènements de sa vie sous forme de bande dessinée. La partie consacré à la Seconde Guerre mondiale fait l’objet d’une exposition par les Archives départementales de la Manche du 19 novembre 2004 au 30 janvier 2005.

     

  • 1952- XXXX – Biographie du général de corps aérien Henry de Roquefeuil

                Le général de corps aérien Henry de Roquefeuil

    Henry de Roquefeuil est né le 1er novembre 1952.

    Formation

    Diplômé de l’Ecole de l’air (1975)
    Ancien élève de l’Ecole Supérieure de guerre aérienne (1990-1991)
    Stagiaire du Centre des Hautes Etudes militaires et de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (1999-2000).

    Parcours

    Après sa formation de pilote de chasse à Nancy, Henry de Roquefeuil devient aide de camp du Ministre de la Défense en 1983, puis en 1985, responsable d’un escadron de chasse à Dijon. En 1987, il est responsable de la 4ème escadre de chasse à Luxeuil.

    En 1991, Henry de Roquefeuil accède à la fonction de sous-chef opérations à l’état-major des forces aériennes stratégiques à Taverny, puis devient en 1994 adjoint au chef du bureau des plans généraux à l’état-major de l’Armée de l’air. A partir de 1996, il commande la base aérienne de Nancy, puis de 2000 à 2002, est responsable de la section programmes à l’état-major des armées.

    Commandant du Centre d’expériences aériennes militaires de 2002 à 2004, il sera successivement Adjoint puis Commandant Air des Systèmes de Surveillance, d’Information et de Communications de 2004 à 2006. De 2006 à 2009, il a été Directeur adjoint de la Stratégie et chef du Service d’architecture des systèmes de forces à la DGA. Il quitte le service actif pour la deuxième section des officiers généraux en septembre 2009.

    Conseiller militaire du Président du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), le Général de corps aérien Henry de Roquefeuil est notamment chargé de la coordination de l’équipe défense du CNES, qui associe la DGA (Direction Generale de l’Armement), l’EMA (Etat-major des Armées) et le CNES.

    Dassault-Mirage IIIE

    Henry de Roquefeuil fut notamment pilote de Mirage IIIE.