
Né à Parthenay (Deux Sèvres) le 8 décembre 1926, il s’engage en 1947 dans l’armée de terre.
Après un passage à l’École des Sous-officiers d’active à Saint-Maixent puis à l’École des Elèves officiers d’artillerie de réserve à Idar-Oberstein (République fédérale d’Allemagne), il sert au 1er puis au 3eme Régiment d’artillerie coloniale avant d’entrer à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, promotion « Extrême-Orient » [1950-1952].
A sa sortie, il choisit l’École d’application de l’Arme blindée Cavalerie de Saumur dont il sortira major. Il choisit d’être affecté comme chef de peloton d’abord au 2eme Régiment Etranger de Cavalerie (Maroc), puis au 1er Régiment Etranger de Cavalerie (Indochine, Tunisie, Algérie) comme chef de peloton porté et héliporté.

De 1960 à 1963, il commande un escadron du 2eme Régiment de Spahis algériens en Oranie (Algérie). Entre ces campagnes, il assume à l’École d’application de l’Arme blindée cavalerie, la formation des officiers de réserve puis d’active.

En 1966, il rejoint le 1er Régiment de Hussards Parachutistes comme chef du bureau instruction puis officier-adjoint au colonel.
De 1969 à 1972, il est chef du bureau « emploi-opérations » à l’État-Major des Forces françaises de Berlin.
En 1974, il reçoit le commandement du 1er Régiment de Cuirassiers à Saint Wendel (Sarre – RFA).

De 1976 à 1978, il est chef d’état-major de la 5eme Brigade Blindée à Tubingen (RFA).
Affecté ensuite à l’État-major des Armées, il est en charge au sein de la Défense opérationnelle du Territoire et de la protection des points sensibles nationaux.
En 1981, il rejoint l’État-Major du 3eme Corps d’Armée et de la 1ere Région Militaire, comme chef de cabinet du général Gouverneur militaire de Paris.
En 1983, il quitte le service actif avec le grade de général de brigade.
Il commence alors une seconde carrière, dans le civil, jusqu’en 2001.
Dans l’industrie d’abord, à la Société franco-allemande Kléber Track (Groupe Michelin) comme Président du Directoire, puis à la Société Sogitec (Groupe Dassault) comme consultant spécialiste des systèmes de simulation pour blindés et hélicoptères.
Dans le conseil ensuite, au Centre de formation à la Sécurité de l’information.
Promu officier de la Légion d’honneur en 1976 et commandeur de l’Ordre national du Mérite en 2003, il est titulaire de la croix de la Valeur militaire avec trois citations (armée, division et brigade), de la médaille commémorative d’Indochine et de celle des opérations de maintien de l’ordre en AFN ainsi que de la médaille coloniale agrafe Extrême-Orient. Il est breveté parachutiste.
Très impliqué dans la vie associative, il est membre du conseil, puis vice-président et président de l’Association des parents d’élèves des Maisons d’éducation de la Légion d’honneur (de 1972 à 1987), membre puis vice-président du Conseil économique de la paroisse Saint Vincent de Paul (de 1979 à 2001) et membre animateur de l’Amicale des anciens d’Afrique française du Nord de Saint Denis de Gastines (Mayenne).
Deux fois arrière-petit-neveu de Jean-Pierre de ROQUEFEUIL, vicomte de LA DEVEZE, capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis (1781), membre honoraire d’origine (1746-1807), il est admis à la Société des Cincinnati de France en 1984 comme son représentant titulaire. Entré au conseil d ‘administration en 1989, il en devient vice-président en 1995. Le 22 mai 1997, il succède au comte François de Castries. Sixième Président de la Société des Cincinnati de France, il sera l’organisateur de la Triennale 2001 qui réunira à Paris du 16 au 20 mai avec faste et dignité les cinq cent soixante participants américains et leurs cent quatre vingt collègues français.
Lire également:
- 5 mai 2021 – Décès de Melchior, général, marquis de Roquefeuil, chef de la Maison de Roquefeuil-Blanquefort
- 14 septembre 2019 – Le général Melchior de Roquefeuil remet les insignes de la Légion d’honneur à son fils Dominique.
- 1957 – Article (Ouest-France?) relatant la blessure en opérations dans le sud algérois du lieutenant Melchior de Roquefeuil (26 février 1957).

